Résumé de la série
Best Medicine nous plonge dans le quotidien d’un médecin bourru mais brillant, fraîchement débarqué dans une petite ville où tout le monde connaît tout le monde, et surtout les secrets de leur voisin. Entre consultations improbables et habitants trop accueillants pour être honnêtes, la série tente de jouer la carte du drama médical cosy, avec une touche de comédie gentiment décalée.
Fiche technique
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Titre : Best Medicine
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Création : Adaptation américaine d’un format britannique
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Chaîne : FOX
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Genre : Drame / Comédie légère
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Format : 42 minutes
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Casting : Josh Charles (le médecin grincheux), un ensemble de personnages secondaires attachants et très “small town energy”
Critique du premier épisode
Une ambiance “daytime drama” assumée… peut-être un peu trop
Alors, soyons honnêtes : dès les premières minutes, Best Medicine m’a donné l’impression d’être tombée sur une série de journée, du genre qu’on laisse tourner en arrière-plan pendant qu’on plie son linge ou qu’on répond à des SMS en retard. L’image est douce, les gens sourient beaucoup (parfois trop), la caméra flâne sur les paysages façon campagne profonde où les secrets de famille sont visiblement distribués comme les prospectus chez un opticien.
Et je dois dire que… c’est sympathique. Un peu daté dans la vibe, mais sympathique.
Un air de déjà-vu qui flotte dans l’air
Impossible de ne pas penser aux dramas britanniques cosy : le petit village pittoresque, le médecin venu d’ailleurs, les habitants qui ont tous un truc bizarre à confesser… Le premier épisode a ce petit parfum “on a déjà vu ça quelque part”. On ne peut pas dire que la série cherche à révolutionner quoi que ce soit, ni dans son ton, ni dans sa narration.
C’est à la fois son charme et sa limite : Best Medicine choisit la familiarité, parfois au prix de l’originalité.
Le vrai point fort : le casting
Heureusement, tout n’est pas tiède dans cette soupe. Le casting fait clairement le job, voire même plus. Josh Charles porte l’épisode avec un mélange de lassitude professionnelle, de piquant sarcastique et de cœur bien caché sous sa blouse. Les seconds rôles amènent une chaleur immédiate, du genre à vous proposer un café et vous raconter l’histoire familiale avant même de vous demander votre prénom.
On sent que la série a du potentiel… humain. On s’attache, on sourit, et ça fonctionne assez bien pour qu’on reste devant.
Mais alors, qu’est-ce qui pêche ?
Le scénario.
Le scénario.
Et… le scénario.
Ce premier épisode déroule une formule tellement classique qu’on pourrait presque la réciter : le héros arrive, se heurte à la population locale, découvre un secret, résout un petit drame, fait comprendre qu’il n’a pas envie d’être là, mais qu’il pourrait bien finir par aimer l’endroit. Rien de honteux, bien sûr, juste rien de nouveau.
L’humour est présent mais pas tranchant. Les situations sont agréables mais rarement surprenantes. On navigue en terrain connu, sans aspérités, sans éclats.
Alors, verdict ?
Ce premier épisode de Best Medicine n’a rien de transcendant, mais il a ce charme old-school, un peu cosy, qui peut faire mouche auprès de celles et ceux qui cherchent une série “accompagnatrice”. C’est le genre de programme qu’on regarde avec plaisir… mais aussi qu’on peut laisser tourner pendant qu’on range son salon, sans avoir peur de rater un plot twist majeur.
Mitigée, donc, mais prête à laisser une seconde chance si l’ambiance continue à prendre forme.

