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Seven Dials : un cosy mystery qui brille de mille chandeliers… mais avance à la vitesse d’une promenade en Rolls

Résumé de la série

Années 1920, une grande maison de campagne, une bande d’amis très chics, un meurtre mystérieux, un club secret nommé “Seven Dials” et une jeune héritière un peu trop curieuse (Bundle) qui décide de mettre son nez là où, clairement, elle n’a pas été invitée. C’est l’adaptation du roman Les Sept Cadrans d’Agatha Christie, remise au goût du jour par Netflix dans une ambiance cosy-mystery très théière-et-meurtre.

Fiche technique

  • Titre : Agatha Christie’s Seven Dials

  • Format : 3 épisodes

  • Plateforme : Netflix

  • Créatrice : Chris Chibnall (oui, l’ex de Doctor Who)

  • Casting : Mia McKenna-Bruce, Helena Bonham Carter, Martin Freeman, Mia Threapleton, Douglas Booth… bref, un bingo “têtes connues”.

  • Genre : Cosy mystery

  • Sortie : 15 janvier 2026


Seven Dials – Épisode 1 : un premier pas élégant, mais pas vraiment pressé

Dès les premières minutes, Seven Dials annonce la couleur : du doré, du velours, de la dentelle, bref, un budget costume qui doit représenter à lui seul le PIB d’un petit État. Le premier épisode nous installe dans ce décor façon “week-end entre gens riches”, un peu comme si Downton Abbey avait collé une étiquette “mystère” sur l’un de ses salons.

Et franchement, visuellement, c’est somptueux. On a envie d’entrer dans l’écran juste pour toucher les rideaux. Peut-être aussi pour piquer des coupes de champagne, mais l’idée est là.

Un cosy mystery… très cosy, un peu moins mystery

Soyons honnête : si vous cherchez le suspense qui vous arrache votre plaid des mains, ce premier épisode ne va pas vous empêcher de dormir. L’ambiance est agréable, presque réconfortante, mais les ficelles du genre sont très classiques. Ultra-classiques. On sent que la série coche soigneusement toutes les cases du cosy mystery, sans jamais vraiment bousculer quoi que ce soit.

C’est plaisant, oui. Original, pas vraiment.

Un casting qui coche toutes les bonnes cases

Le gros point fort de ce premier épisode, c’est la distribution. On retrouve des visages familiers à peu près tous les dix mètres : Helena Bonham Carter qui semble née pour vivre dans les années 1920, Martin Freeman qui peut jouer un gentleman blasé dans son sommeil, et une Mia McKenna-Bruce très solide dans le rôle de Bundle, notre héroïne curieuse à la langue bien pendue.

Quand tout ce beau monde partage une scène, la série dégage un charme certain. On aimerait presque que l’intrigue s’efface un peu plus pour juste profiter d’eux.

Humour en option, thé chaud obligatoire

Là où le bât blesse, c’est sur l’humour. Dans un genre souvent porté par des dialogues piquants, des situations délicieusement absurdes et un certain sens du second degré, Seven Dials reste étonnamment sage. On sent une volonté d’être poli, élégant, respectueux du matériau original… mais parfois un bon trait d’esprit ne ferait pas de mal.

Disons que c’est cosy, mais pas funny cosy. Plutôt “je souris poliment” que “je ris franchement”.

Une installation jolie mais… longue

Le premier épisode prend son temps. Beaucoup de temps. Un peu trop de temps.
La mise en place est soignée, ça oui, mais à un moment je me suis demandée si la série n’était pas en train de m’expliquer le plan de table pour un dîner auquel je n’étais même pas invitée.

On comprend vite le contexte, les personnages, les tensions sous-jacentes, mais l’intrigue met du temps à réellement démarrer. L’épisode donne une impression de prologue étiré, comme si tout ce qui nous intéresse vraiment attendait sagement l’épisode 2 pour se manifester.

Mais alors : c’est à voir ?

Eh bien… oui, si on sait ce qu’on vient chercher.

Le premier épisode de Seven Dials n’est ni révolutionnaire ni palpitant, mais il reste un visionnage plaisant, léger, élégant, idéal pour celles et ceux qui veulent une série simple à regarder, sans enjeu émotionnel dévastateur ni énigme complexe à résoudre.

On s’installe, on regarde, on se laisse porter. Ce n’est pas la série du siècle, mais ça fait le boulot pour accompagner un chocolat chaud un mardi soir.

Conclusion

Seven Dials ouvre sa saison avec un épisode aussi charmant qu’un salon anglais fleuri, mais qui manque encore d’étincelle, d’humour, et surtout de rythme. Le cosy mystery fonctionne, le casting régale, mais l’originalité et la vivacité se font attendre.

On continue ? Oui, probablement. Ne serait-ce que pour voir si le fameux club secret finit par nous servir un mystère plus corsé que ce premier thé tiède.

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