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Ponies : un pilot qui trotte vite et bien (et qui donne envie de galoper vers la suite)

Résumé

En pleine Guerre froide, deux jeunes femmes que tout semble opposer, une pianiste réservée et une employée de bureau un peu trop observatrice, se retrouvent embarquées malgré elles dans une affaire d’espionnage qui les dépasse largement. Entre cafés tièdes, microfilms qui disparaissent mystérieusement et agents pas très subtils, Ponies démarre avec un combo intriguant : de la tension, de l’humour, un mystère naissant et un duo qui n’a clairement pas fini de créer des étincelles.

Un pilot qui ose le rétro (et gagne des points immédiatement)

Soyons honnêtes : je savais à peine de quoi parlait Ponies avant de lancer le premier épisode. Mais quand j’ai vu apparaître un format 4/3, mon cerveau a immédiatement crié : “Oh, c’est un vrai choix artistique, ça !” Et ça, j’adore. Le genre de petit geste qui dit : “On assume l’esthétique jusque dans le cadre.”

Ajoutez à ça un clin d’œil très rigolo à l’ancien logo de Peacock, et j’étais déjà conquise avant même que les personnages ouvrent la bouche. Oui, je suis faible. Donnez-moi du vintage et je signe.

Mais ce n’est pas qu’un gimmick : toute la direction artistique s’accorde à ce parti pris. Décors, costumes, couleurs, musique… tout respire une volonté de recréer une époque sans la parodier. C’est propre, c’est cohérent, c’est beau, et ça fait tellement de bien à regarder.

Un drama d’espionnage… qui refuse les clichés

Là où je m’attendais à une série d’espionnage un peu rigide, Ponies surprend : c’est un véritable équilibriste de ton.
On passe d’un moment de tension bien senti à un petit trait d’humour très naturel, puis à une scène quasi-suspense, le tout sans jamais donner la sensation d’être dans un patchwork mal cousu.

C’est fluide. Vraiment fluide.

Le mystère se construit tranquillement, on n’est pas noyé d’infos, mais on n’est pas laissé sur le carreau non plus. Et surtout : on ne nage pas dans les tropes habituels de l’espionnage. Pas de super-agent monolithique, pas de gadgets absurdes, pas de méchant qui rit comme un dessin animé. Ponies préfère rester humaine, presque modeste, et ça fonctionne à merveille.

Le duo Clarke / Richardson : la vraie arme secrète

Alors parlons du casting : il est très bon, point.

Emilia Clarke, en particulier, est surprenante. Pour une fois, on ne la regarde pas en pensant : “Daenerys ferait-elle ça ?”
Non. Elle est totalement ailleurs, dans un rôle qui n’a absolument rien à voir avec Game of Thrones, et ça fait plaisir.
Elle est en retenue, en fragilité maîtrisée, avec une petite étincelle qui promet beaucoup.

Face à elle, Haley Lu Richardson apporte une énergie presque électrique. À elles deux, elles donnent au pilot un charme immédiat, et chaque scène où elles sont ensemble fonctionne sans forcer.

C’est simple : je me suis attachée en 20 minutes.

Une réalisation léchée (la lumière mérite un Oscar du pilot)

Visuellement, c’est un bijou. La réalisation est soignée, la lumière magnifique, avec ce grain légèrement diffus qui colle parfaitement à l’ambiance 70’s qu’on cherche à nous donner.

Rien n’est criard, rien n’est plat. On sent un vrai travail de composition derrière chaque plan, ce qui n’est pas toujours le cas dans les pilotes. Ici, tout paraît pensé, assumé, presque caressé.

Tout n’est pas parfait : où est Moscou ?

Allez, soyons sérieux deux secondes :
on ne reconnaît pas vraiment Moscou.

C’est censé être la capitale soviétique, mais entre les rues un peu trop neutres et l’absence de marqueurs vraiment identifiables, la série pourrait se dérouler dans “Ville de l’Est – générique n°3” que ça ne changerait pas grand-chose.

Ce n’est pas catastrophique, mais c’est notable. J’aurais aimé un peu plus de personnalité locale, surtout quand le reste de la direction artistique fait des efforts.

Verdict : un début qui accroche et qui donne faim

Malgré ce mini-bémol géographique, ce premier épisode de Ponies est un excellent pilot. Visuellement impeccable, brillamment interprété, charmant sans être niais, intrigant sans être opaque, drôle sans être forcé…
Et surtout : à la fin, on veut la suite immédiatement.

Et franchement, pour un démarrage, que demander de plus ?

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