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Memory of a Killer (FOX) : le tueur qui oublie… surtout de nous accrocher

Petit résumé (sur le papier, c’était tentant)

Memory of a Killer suit Angelo, un tueur à gages vieillissant atteint de troubles de la mémoire. Alors que son esprit commence à lui jouer des tours, son passé le rattrape : des gens le poursuivent, des secrets refont surface, et il doit survivre dans un monde où il ne peut même plus se faire confiance à lui-même.

Dit comme ça, on pense tenir un concept solide : un thriller psychologique, une réflexion sur l’identité, la violence, la perte de contrôle. En pratique… disons que le premier épisode a visiblement oublié de faire son travail de pilote.

Un pilote qui pilote à vue

Je vais être honnête : je n’ai pas vu le film dont la série est tirée. Et normalement, ce n’est pas censé être un problème. Un bon pilote doit fonctionner seul, poser son univers, ses enjeux, ses personnages. Ici, Memory of a Killer semble partir du principe que je suis déjà au courant de tout. Spoiler : ce n’est pas le cas.

Résultat ? Une heure assez insipide, souvent ennuyeuse, qui enchaîne les scènes sans vraiment expliquer pourquoi je devrais m’y attacher. Les enjeux sont là, quelque part, cachés derrière des regards appuyés et des silences lourds de sens… sauf que le sens, justement, peine à émerger.

Qui poursuit qui, et surtout pourquoi ?

Le plus gros problème de ce premier épisode, c’est son manque criant de clarté narrative. Angelo est traqué, d’accord. Mais par qui exactement ? Et pour quelles raisons ? Le pilote distille des informations au compte-gouttes, mais pas de manière intrigante : plutôt de manière frustrante.

On sent qu’il y a une mythologie, des liens passés, des trahisons, peut-être même une grande idée derrière tout ça. Mais à ce stade, impossible de comprendre le lien réel entre Angelo et les personnes qui lui veulent du mal. Ce n’est pas du mystère maîtrisé, c’est du flou paresseux.

L’action : présente sur l’affiche, absente à l’écran

Autre promesse non tenue : l’action. On nous vend un tueur à gages, quand même. Pas un vendeur de photocopieurs stressé (quoi que). Les scènes d’action sont rares, et quand elles arrivent, elles sont étonnamment molles. Rien de mémorable, rien de tendu, rien qui justifie vraiment l’étiquette “thriller”.

On est loin du choc, loin de l’urgence. Tout est très sage, très téléfilm du dimanche soir, et surtout très en dessous de ce que le pitch laisse espérer.

La mémoire qui flanche… mais pas assez

Le concept central, Angelo perd progressivement la mémoire, est sans doute ce qui m’a le plus frustrée. Parce que sur le papier, c’est une idée en or. En réalité, dans ce premier épisode, cette perte de mémoire a très peu d’impact réel sur le récit.

Oui, on nous le rappelle. Oui, c’est mentionné. Mais narrativement, ça ne change presque rien. Angelo agit comme un héros de thriller assez classique, et la maladie ressemble plus à un gimmick qu’à un véritable moteur dramatique. Pour une série qui s’appelle Memory of a Killer, c’est quand même dommage.

Un casting correct… mais visiblement un peu perdu

Le casting, lui, n’est pas mauvais. Les acteurs font le job, personne ne joue faux. Et pourtant, il y a ce sentiment étrange que personne ne sait vraiment ce qu’il fait là. Comme si tout le monde attendait que la série décide enfin ce qu’elle veut être.

Certaines performances laissent entrevoir quelque chose de plus intéressant, mais elles sont bridées par un scénario trop timide, trop flou, trop indécis. Le potentiel est là, enfermé derrière une écriture qui n’ose jamais vraiment s’en servir.

Un concept dilué dès le départ

Ce premier épisode donne surtout l’impression que Memory of a Killer aurait peut-être été plus efficace dans un autre format. Le concept semble étiré, dilué, comme si la série prenait peur à l’idée d’aller trop vite ou trop fort dès le pilote.

Au lieu de poser un vrai point de vue, le récit avance en mode automatique, en cochant les cases du thriller télévisuel sans jamais créer d’étincelle. Et pour un pilote, c’est un vrai problème.

Verdict : une mémoire courte pour le spectateur

Ce premier épisode de Memory of a Killer laisse une impression assez tiède, voire franchement décevante. Le pitch est prometteur, le casting solide, mais l’exécution manque cruellement de personnalité, de rythme et de clarté.

À la fin de l’épisode, je ne suis ni intriguée, ni émue, ni vraiment tendue. Juste un peu lasse. Et pour une série qui parle de mémoire, c’est peut-être le pire constat : j’ai déjà presque tout oublié.

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