De quoi ça parle ?
Wonder Man suit Simon Williams, un acteur un peu paumé, pas vraiment au sommet de sa carrière, qui tente de survivre à Hollywood entre castings humiliants, doutes existentiels et rêves de reconnaissance. Et puis, évidemment, il y a cette petite particularité : Simon est destiné à devenir un super-héros. Mais avant les pouvoirs, les costumes et les éventuels combats spectaculaires, la série prend le temps de s’intéresser à l’homme, à ses failles et à son quotidien.
Marvel, j’avais décroché (et je n’étais pas la seule)
Je vais être honnête : ça faisait très longtemps que j’avais lâché les films et séries du MCU. Trop de productions, trop d’obligations de visionnage, trop de récits interchangeables. Le sentiment désagréable que si tu rates un épisode, un film ou même une scène post-générique, tu es puni par l’incompréhension générale. Bref, le MCU était devenu un devoir, pas un plaisir.
Wonder Man, sur le papier, promettait autre chose. Une série plus intime, plus humaine, presque indépendante du grand cirque Marvel. Et ce premier épisode tient cette promesse. Mieux : il me rappelle pourquoi, à une époque lointaine, j’aimais bien Marvel.
Un format court qui fait enfin du bien
Premier soulagement : 30 minutes. Pas 55 minutes étirées artificiellement, pas de ventre mou, pas de scènes là juste pour cocher une case de lore. L’épisode démarre, raconte quelque chose, installe ses personnages… et se termine avant que je regarde l’horloge.
Je n’ai pas vu le temps passer. Vraiment. Et quand l’épisode s’achève, je n’ai qu’une frustration saine : celle d’en vouloir un peu plus. Ce format court donne du rythme, de l’efficacité, et surtout une vraie identité. Wonder Man ne cherche pas à faire “comme une grande série événement”, elle fait simplement une bonne série.
Pas de pyrotechnie, et c’est tant mieux
Si vous venez chercher ici des explosions toutes les trois minutes, des portails interdimensionnels et des combats en CGI jusqu’à la nausée… vous risquez d’être déçus. Et personnellement, j’ai trouvé ça extrêmement reposant.
Le premier épisode de Wonder Man est presque anti-spectaculaire, au sens noble du terme. La mise en scène est sobre, le ton souvent intimiste, parfois drôle, parfois mélancolique. On est loin du MCU bruyant et clignotant. Ici, on respire. Et franchement, ça fait un bien fou.
Une série Marvel qui commence par ses personnages (oui, c’est possible)
Ce qui m’a le plus marquée, c’est ce recentrage total sur l’humain. On avait un peu oublié que les super-héros étaient, à la base, des gens normaux avant d’avoir des pouvoirs. Wonder Man remet Simon Williams au centre de tout : ses galères, ses doutes, son ego d’acteur, ses contradictions.
Le premier épisode prend le temps de le construire comme un personnage avant de le définir comme un héros. Résultat : je m’attache. Et c’est finalement assez rare dans le MCU pour être souligné.
Un mystère bien dosé
Autre point très appréciable : l’épisode garde une vraie part de mystère. Il en dit assez pour intriguer, pas assez pour frustrer. On comprend les enjeux émotionnels, on devine que quelque chose de plus grand se prépare, mais la série refuse de tout balancer d’un coup.
C’est malin, c’est élégant, et ça donne envie de revenir sans jamais forcer la main au spectateur.
Un casting réduit mais impeccable
Pour l’instant, Wonder Man joue la carte de la sobriété, y compris côté casting. Peu de personnages, mais aucun rôle inutile. Chaque apparition compte, chaque interaction sert le propos.
Mention spéciale à l’alchimie entre les personnages principaux, qui fonctionne immédiatement. Le jeu est juste, souvent drôle, parfois touchant, sans jamais tomber dans la caricature. Là encore, la série privilégie la nuance à l’esbroufe.
Une vraie bouffée d’air frais pour Marvel
Ce premier épisode m’a donné une sensation que je n’attendais plus d’une production Marvel : la curiosité. Pas l’envie de “suivre le MCU”, mais celle de retrouver des personnages, de continuer une histoire à taille humaine.
Wonder Man ne cherche pas à sauver le monde dès son pilote. Elle préfère raconter quelqu’un. Et rien que pour ça, elle sort du lot. Une vague de fraîcheur, de nouveauté, presque d’audace dans un univers qui en manquait cruellement.
Si Marvel est capable de produire plus de séries comme celle-ci, alors peut-être que je suis prête à leur redonner une chance.

