Pendant que la saison finale de The Empress se prépare à débarquer plus tard cette année, Netflix n’a visiblement pas l’intention de quitter les palais et les drames en corset de sitôt.
Les créateurs Robert et Katharina Eyssen rempilent avec la plateforme pour un nouveau projet ambitieux (et beaucoup plus sombre) : Witches (titre provisoire), une fresque historique centrée sur les chasses aux sorcières en Allemagne au XVIIe siècle.
Oui, on passe de Schönbrunn aux bûchers. Ambiance.
Une fresque “majeure” sur un chapitre rarement exploré
Décrite comme une “major serialized historical drama”, Witches ambitionne de devenir la plus grande série jamais produite sur cette période de l’histoire européenne.
L’intrigue se déroulera en Allemagne médiévale et suivra trois sœurs confrontées à la montée de la terreur lors des chasses aux sorcières. Suspicion, accusations, trahisons : une famille déchirée dans un climat de peur et de fanatisme.
Autrement dit, une histoire de femmes fortes… dans un monde qui préfère les brûler que les écouter.
La série promet d’explorer la marginalisation, la persécution et la résistance face à l’hystérie collective. Un sujet historique, certes, mais dont les échos contemporains risquent d’être difficiles à ignorer.
Le duo Eyssen reste chez Netflix
Robert et Katharina Eyssen, déjà aux commandes de The Empress, retrouvent Netflix et le producteur Sommerhaus pour cette nouvelle collaboration. Scarlett Lacey, productrice exécutive sur The Empress, est également de la partie.
Dans un communiqué, les Eyssen ont souligné leur attachement à Netflix, parlant de confiance artistique et de vision partagée. On comprend : The Empress est l’un des plus gros succès européens de la plateforme.
Et quand Netflix tient une équipe qui sait faire du drame en costumes qui cartonne à l’international, elle ne la lâche pas.
De l’impératrice aux sorcières : cohérence ou virage radical ?
Si The Empress explorait le destin d’Élisabeth d’Autriche dans le faste impérial du XIXe siècle, Witches change totalement d’atmosphère. Ici, pas de bals somptueux ni de romances impériales, mais une plongée dans l’un des chapitres les plus sombres de l’histoire allemande.
Pour autant, la continuité est là : des récits centrés sur des femmes complexes, rebelles, confrontées à des structures de pouvoir oppressives.
La différence ? Cette fois, le pouvoir ne porte pas de couronne, il brandit un tribunal ecclésiastique.
Et The Empress dans tout ça ?
Petit rappel : la saison 3 de The Empress sera la dernière. Le tournage s’est terminé fin janvier et la diffusion est prévue plus tard cette année.
La série, produite en Allemagne, est devenue l’un des plus gros succès européens de Netflix. Elle suit l’histoire d’amour et de pouvoir entre l’impératrice Élisabeth (Devrim Lingnau) et l’empereur Franz (Philip Froissant). La saison 2 montrait leur bonheur conjugal déjà menacé par des nuages politiques.
Avec Witches, Netflix confirme sa stratégie : investir massivement dans les grandes fresques historiques européennes capables de voyager à l’international.
Reste à voir si le public suivra aussi massivement des sorcières que des impératrices.
Mais connaissant Netflix, s’il y a du drame, des tensions familiales et des héroïnes puissantes… il y aura du public.

