Coup de théâtre (ou presque) : le final de la saison 3 de Tell Me Lies, diffusé ce soir sur Hulu, sera aussi le dernier épisode de la série. Oui, définitif. Pas de “on verra selon les audiences”, pas de “maybe someday”. Rideau.
L’annonce vient directement de la showrunneuse Meaghan Oppenheimer, qui a confirmé sur Instagram que cette fin était celle imaginée depuis le départ.
Une fin “naturelle” (et assumée)
Dans son message, Meaghan Oppenheimer explique que cette conclusion était celle qu’elle et son équipe d’auteurs avaient toujours envisagée. Face à l’accueil enthousiaste de la saison 3, ils ont bien réfléchi à une éventuelle suite. Mais, et c’est là que ça devient presque admirable, ils ont préféré protéger la qualité de la série plutôt que de tirer sur la corde.
Traduction : mieux vaut un vrai final qu’une saison de trop où tout le monde se déteste encore un peu plus juste pour remplir un planning.
Dans un paysage télévisuel où les séries s’étirent jusqu’à l’épuisement (artistique et émotionnel), ce choix a quelque chose de presque… sain.
Lucy, Stephen et l’art de la relation toxique
Pour ceux qui auraient séché les cours à Baird College : Tell Me Lies suit la relation en dents de scie (et en manipulations diverses) entre Lucy Albright, incarnée par Grace Van Patten, et Stephen DeMarco, joué par Jackson White.
Un couple on-off qui transforme chaque interaction en champ de mines émotionnel.
Autour d’eux gravitent Bree (Cat Missal), Pippa (Sonia Mena), Diana (Alicia Crowder), Wrigley (Spencer House) et Evan (Branden Cook), tous embarqués dans des dynamiques sentimentales plus ou moins chaotiques. Parce que si Lucy et Stephen excellent dans l’autodestruction, leurs amis ne sont pas franchement des modèles de stabilité.
Ce qui a toujours fait la force de Tell Me Lies, c’est sa capacité à explorer la toxicité amoureuse sans jamais l’enrober de glamour. C’est inconfortable, parfois frustrant, souvent intense. Mais rarement gratuit.
Trois saisons, un début, un milieu et une fin
Interrogée, Grace Van Patten a qualifié la fin de “bittersweet”, soulignant la chance d’avoir pu raconter une histoire avec un vrai début, un milieu et une fin. Ce qui, dans l’écosystème actuel du streaming, relève presque du luxe.
Trois saisons, c’est assez pour installer des personnages, les malmener (beaucoup), les faire évoluer (un peu) et refermer la boucle sans sensation d’inachevé.
Et soyons honnêtes : une série centrée sur des dynamiques aussi sombres et répétitives que celles de Lucy et Stephen ne pouvait pas s’étendre indéfiniment sans perdre en impact. À un moment, soit les personnages apprennent quelque chose… soit le public se lasse.
Une fin maîtrisée plutôt qu’un cliffhanger de trop
Ce qui intrigue désormais, c’est le contenu exact de ce final. Oppenheimer promet une conclusion fidèle à sa vision initiale. Un choix artistique cohérent, qui privilégie l’expérience du spectateur plutôt que la tentation d’un spin-off ou d’un revival opportuniste.
Dans un monde où tout peut revenir (coucou les reboots improbables), voir une série accepter sa fin a quelque chose d’assez élégant.
Reste à découvrir ce que deviennent Lucy, Stephen et les autres dans les années à venir, les révélations post-final sont attendues dès demain. Histoire de vérifier, une bonne fois pour toutes, qui est vraiment responsable du chaos émotionnel collectif.
Spoiler : probablement tout le monde.

