Hulu continue d’explorer ses zones d’ombre. La plateforme développe The Haunting of Alejandra, adaptation du roman horrifique de 2023 signé V. Castro. Au programme : horreur psychologique, mythologie mexicaine et commentaire social. Autrement dit, pas juste un fantôme qui claque des portes à 3h du matin.
À l’écriture, on retrouve Steven Paul Martinez, qui officiera comme scénariste et producteur exécutif.
Une mère, une légende, et un congé maternité très compliqué
La série suivra Alejandra, avocate brillante et jeune mère millennial, qui sombre psychologiquement pendant son congé maternité. Mais attention : il ne s’agirait pas “simplement” d’un post-partum difficile. Alejandra serait en réalité engagée dans un combat à mort avec la légende de La Llorona.
Oui, La Llorona. La figure tragique du folklore mexicain, cette femme qui pleure ses enfants perdus et hante les vivants. Une icône culturelle déjà explorée au cinéma, mais rarement avec une dimension aussi intime et contemporaine.
Le projet promet un mélange d’horreur psychologique et de commentaire social. Et sur le papier, c’est précisément ce qui peut faire la différence : utiliser le fantastique pour parler de maternité, de pression sociale, d’identité et de santé mentale.
Un projet entouré de producteurs solides
La série est produite par 20th Television, avec notamment Eva Longoria et Cris Abrego via Hyphenate Media Group.
À leurs côtés, on retrouve Gigi Saul Guerrero et Raynor Shima de Luchagore Productions. Guerrero, déjà passée par l’univers de l’horreur avec des projets pour Blumhouse et Hulu, n’est pas étrangère aux récits ancrés dans la culture latino et le fantastique viscéral.
L’autrice du roman, V. Castro, participera également à la production. Toujours bon signe quand l’œuvre originale n’est pas laissée sur le bord de la route.
Hulu et l’horreur “engagée”
Ce développement s’inscrit dans une stratégie assez claire de Hulu : miser sur des projets de genre portés par des voix fortes et diversifiées.
Et il faut le reconnaître : le terrain est fertile. Entre la résurgence des récits folkloriques et l’intérêt croissant pour l’horreur métaphorique (celle qui parle de société autant que de monstres), The Haunting of Alejandra arrive au bon moment.
Reste évidemment la grande question : saura-t-on éviter l’écueil du “trauma porn” et du symbolisme trop appuyé ? L’horreur psychologique demande de la subtilité. La mythologie, du respect. Et la maternité mérite mieux qu’un simple prétexte narratif.
Mais si le projet tient ses promesses, on pourrait avoir une série à la fois effrayante et profondément humaine. Et ça, c’est bien plus intéressant qu’un simple jumpscare mal placé.

