Les Américaines les plus turbulentes de l’Angleterre victorienne n’ont pas fini de faire tanguer les conventions. Apple TV prépare la saison 3 de The Buccaneers… et accueille un nouveau visage bien connu des fans de séries : Paul Wesley.
Oui, le héros de The Vampire Diaries et capitaine dans Star Trek: Strange New Worlds troque les crocs et l’espace pour les corsets et les intrigues aristocratiques.
On valide le grand écart.
Un mystérieux Frank pour semer le trouble
Paul Wesley incarnera Frank, un « étranger mystérieux et charmant » (évidemment) qui débarque dans la vie de Nan et de Mrs. St. George, incarnée par Christina Hendricks, et met tout sens dessus dessous.
Des photos de tournage ont déjà circulé, confirmant que la production est bien lancée. Et s’il y a bien une chose que cette série aime, c’est introduire des hommes problématiques dans un univers déjà émotionnellement instable.
Tintagel au bord de l’implosion
La saison 3 s’annonce explosive : nos Buccaneers « se battent ensemble », cette fois en quête non plus de premiers émois, mais des amours de leur vie.
Petit détail : Tintagel pourrait changer de duc.
À la fin de la saison 2, Theo (Guy Remmers) renonçait à son titre pour divorcer de Nan (Kristine Frøseth) et épouser Lizzy (Aubri Ibrag). Sauf que Nan est enceinte de lui. Oui, c’est compliqué. Oui, l’héritage est en jeu.
Entre en scène Kit, le demi-frère caché de Theo, brièvement aperçu de dos à cheval (très dramatique). Ce mystérieux « bad boy Duke » pourrait bien rebattre toutes les cartes.
Et non, on ne sait toujours pas qui l’incarnera. Suspense aristocratique oblige.
Du Gilded Age… avec playlist Spotify
Adaptée du roman inachevé d’Edith Wharton, The Buccaneers s’est distinguée par son mélange assumé entre reconstitution historique (Angleterre des années 1870, Gilded Age oblige) et bande-son ultra moderne.
La saison 1 mettait exclusivement à l’honneur des artistes féminines. La saison 2 continuait d’assumer ses needle drops contemporains, parce qu’après tout, pourquoi se contenter d’un quatuor à cordes quand on peut avoir un tube pop en pleine crise existentielle ?
Cette hybridation est devenue l’ADN de la série : un drama d’époque qui ne se prend pas totalement au sérieux, mais qui explore quand même des sujets lourds : mariage forcé, maternité, statut social, violence conjugale, légitimité.
Une saison 3 pour tout faire exploser ?
La série, produite par The Forge Entertainment, semble vouloir pousser encore plus loin les tensions : héritage incertain, secrets de famille, amours contrariées et désormais, un nouvel homme mystérieux.
Reste à voir si The Buccaneers réussira à maintenir l’équilibre entre romance flamboyante, drame social et modernité assumée.
Parce qu’à force de vouloir faire chavirer le bateau, il faudrait éviter de le couler complètement.
Mais avec Paul Wesley dans l’équation, on peut au moins s’attendre à ce que quelqu’un regarde intensément l’horizon en pleine tempête.
Et franchement, on ne va pas bouder notre plaisir.

