Les zombies, ça ne meurt jamais vraiment. Et les séries de zombies non plus, apparemment. The Asylum, le studio derrière les Sharknado (oui, ceux-là), annonce le retour de sa série horrifique et comique Z Nation avec une suite-reboot baptisée Z Nation: Resurrection. Comme titre, on ne pouvait pas faire plus de circonstance.
Une nouvelle menace, une nouvelle génération
Z Nation: Resurrection se déroulera dans le même monde infesté de morts-vivants que la série originale, plusieurs années après les événements que l’on connaît. Une nouvelle menace undead plane sur les derniers survivants de l’humanité, histoire de rappeler que l’apocalypse zombie n’est jamais vraiment terminée.
Au programme, une nouvelle génération de survivants. Parce que, visiblement, il en restait.
Des visages familiers au casting ?
Bonne nouvelle pour les fans de la première heure : certains personnages cultes seraient de retour. Selon The Asylum, Kellita Smith (Warren), Keith Allan (Murphy), Russell Hodgkinson (Doc) et DJ Qualls (Citizen Z) sont en discussion pour rejoindre la série dans des rôles secondaires.
Attention au vocabulaire : « en discussion », ce n’est pas « confirmé ». Et « rôles secondaires » signifie qu’il ne faut pas s’attendre à un grand retour de la bande au complet. Mais voir Murphy, le zombie le plus attachant (et le plus agaçant) du genre, reparaître, ça se tente.
Retour sur Z Nation
La série originale a été diffusée pendant cinq saisons et 68 épisodes sur SYFY, de 2014 à 2018. Elle a aussi donné naissance à une préquelle, Black Summer, sur Netflix, qui a duré deux saisons entre 2019 et 2021.
C’est d’ailleurs assez drôle : Black Summer a pris le chemin du zombie sérieux, sombre et presque austère, alors que Z Nation assumait pleinement son côté déjanté. Resurrection promet de renouer avec l’esprit de l’original, ce qui est plutôt une bonne nouvelle pour qui préfère rire que frémir.
Ce que disent les producteurs
David Rimawi, cofondateur de The Asylum, affirme que Z Nation « n’a jamais vraiment disparu », et que les fans ont maintenu cet univers en vie pendant des années en demandant régulièrement quand la série reviendrait. Il promet de ramener les personnages et l’univers que le public aime, tout en emmenant l’histoire vers quelque chose de plus grand, de plus sombre et de plus imprévisible.
Thomas P. Vitale, ancien dirigeant de SYFY et fondateur de Vital Signs Entertainment, ajoute que la série originale a su séduire parce qu’elle était sans peur, drôle et pleine de surprises. Il annonce que Resurrection prolongera cet esprit en élargissant la mythologie et en augmentant les enjeux.
Traduction : plus grand, plus sombre, plus imprévisible. Le trio classique de toute annonce de reboot. On attend de voir ce que ça donne à l’écran.
Production et diffusion : on n’en est qu’au début
The Asylum s’associe à Vital Signs Entertainment pour produire une première saison de 10 épisodes. Le studio la présente cette semaine à des acheteurs internationaux au marché Mipcom de Cannes. Autrement dit, aucune date de diffusion, aucune plateforme annoncée. David Michael Latt et Paul Bales (The Asylum) sont producteurs exécutifs aux côtés de David Rimawi et Thomas P. Vitale.
Notre avis
Soyons honnêtes : la réputation de The Asylum repose davantage sur le plaisir coupable que sur la finesse d’écriture. Mais Z Nation avait justement ce charme décomplexé, mélange de gore, d’humour absurde et de budget visiblement contenu mais assumé. Si Resurrection garde cette liberté de ton, elle a de quoi séduire les nostalgiques. Si elle cède à la mode du reboot « plus sombre et plus sérieux », le risque est de perdre ce qui faisait son identité.
Pour l’instant, on reste prudemment enthousiastes, avec un œil sur la porte, au cas où.

