Disney+ vient de dévoiler Night Tales Club, une anthologie surnaturelle de six épisodes qui débarquera en janvier 2027. La plateforme a présenté le projet mercredi, avec des images et un teaser. Le principe : adapter six histoires tirées d’un recueil de l’écrivain d’horreur japonais Ichi Sawamura, chaque épisode étant confié à un réalisateur différent.
Et le tableau de chasse est franchement alléchant : Kiyoshi Kurosawa (Cure, Wife of a Spy), Takashi Shimizu (Ju-on), Shinzo Katayama (Gannibal), Yukiko Sode (All the Lovers in the Night), Yuichiro Sakashita et Yosuke Nakamura. Pour les amateurs de J-horror, c’est un peu l’équipe de rêve, avec en prime la promesse de ne pas dormir la lumière éteinte.
Le pitch : et si les fantômes étaient des bugs ?
Au centre de la série, on retrouve Takayuki Yamada, connu à l’international pour The Naked Director sur Netflix. Il incarne Hojo, un riche entrepreneur obsédé par les phénomènes inexpliqués. Pour lui, les fantômes, les monstres et les malédictions sont des « bugs » qui révèlent une conspiration plus profonde. Une vision très « informaticien qui voit des failles partout », mais avec des spectres.
Hojo fonde donc le Night Tales Club et invite toutes les personnes ayant vécu l’inexplicable à venir partager leur témoignage et leurs preuves. En échange, il offre 20 millions de yens (environ 130 000 $) en or. Autant dire que les histoires de fantômes vont probablement se multiplier, et que le contrôle des preuves risque d’être serré.
Comment ça fonctionne ?
Chaque épisode suit un récit surnaturel différent, tandis que Hojo cherche à comprendre ce qui se cache derrière ces événements étranges. Kenji Nakajima (The Naked Director, Tokyo Swindlers) réalise les séquences d’encadrement avec Yamada, qui servent de fil rouge à l’ensemble.
La série est produite par Yusuke Wakabayashi et Teruhisa Yamamoto. Ichi Sawamura signe lui-même les scénarios de chaque épisode, d’après ses propres nouvelles. Il s’est dit rempli de « surprise et de joie » à l’idée que ses histoires puissent bientôt effrayer le public du monde entier. L’auteur original aux commandes de l’adaptation, c’est plutôt une bonne nouvelle.
Disney+ et le Japon : une histoire d’amour qui s’accélère
Ce projet s’inscrit dans une stratégie plus large. Disney+ prépare une expansion importante de ses séries originales internationales, avec le Japon en bonne place dans ses ambitions asiatiques. Le groupe prévoit de tripler à peu près sa production annuelle de séries originales internationales d’ici trois ans, alors qu’elle tourne autour de 60 à 70 séries cette année.
En avril, Disney a également signé un accord de développement pluriannuel avec The Seven, société de production détenue par TBS, pour créer davantage de fictions japonaises en prises de vues réelles destinées au streaming mondial. Visiblement, Disney+ ne se contente plus d’être la maison des princesses et des super-héros.
Un petit air de déjà-vu (dans le bon sens)
Disney+ n’en est pas à son coup d’essai côté horreur japonaise. La plateforme a déjà proposé Gannibal, un thriller d’horreur folklorique salué par la critique, avec Yuya Yagira en policier qui découvre un sombre secret dans un village isolé. La série est revenue pour une saison 2 en 2025. On peut aussi citer Land of Tanabata, un mystère surnaturel, et des projets à venir comme Merry Berry Love, comédie romantique coréano-japonaise, ou l’émission de divertissement The One Shot.
Le catalogue est donc plus varié qu’on ne l’imagine, même si on n’a pas encore vu beaucoup de ces titres arriver en France.
Faut-il s’y intéresser ?
Soyons honnêtes : une anthologie, ça peut être inégale par définition, surtout avec six réalisateurs différents. Certains épisodes risquent d’être plus marquants que d’autres. Mais avec Kurosawa et Shimizu à la barre, on a de bonnes raisons d’être curieux, et le concept de Hojo qui collecte les témoignages en échange d’or a un petit côté jeu télévisé macabre qui peut faire mouche. Rendez-vous en janvier 2027 pour juger sur pièces.

