Channel 4 a dévoilé la bande-annonce de Hunting Alice Bell, son prochain thriller en six épisodes signé David Baddiel et Peter Bradshaw. Au programme : un tueur en série, une ex-complice dont l’identité a fuité, et des justiciers masqués qui n’ont visiblement jamais entendu parler de la présomption d’innocence.
Un pitch qui sent le réseau social à plein nez
Tout démarre avec Jason Nash, anesthésiste et tueur en série, joué par Simon Pegg. On le voit devant un écran, tandis qu’un reportage de Channel 4 annonce que la nouvelle identité de son ancienne petite amie et complice, Alice Bell, une infirmière, a été découverte en ligne.
Tout de suite après, une vidéo montre un justicier masqué qui promet face caméra : « We are going to make her pay. » Subtil comme un tweet à 3 heures du matin.
Le problème, c’est que personne ne sait vraiment qui est Alice Bell. Alors des groupes de « vigilantes » débarquent chez cinq femmes différentes, toutes soupçonnées d’être elle. Parce qu’une enquête sérieuse, c’est bien trop lent, et qu’une mob armé de certitudes, c’est tellement plus efficace.
Cinq femmes, une seule Alice (peut-être)
Parmi elles, Fran Da Silva, incarnée par Alex Roach, qui hurle dans la bande-annonce « I’m not her! ». Elle découvre qu’elle n’est pas la seule dans ce cas, et les femmes décident de faire front commun pour prouver leur innocence.
Sauf que, et c’est là que ça devient intéressant, rien ne garantit que toutes soient innocentes. La bande-annonce joue clairement la carte de la méfiance, façon table ronde de The Traitors. Les femmes se retrouvent assises en cercle, Vanessa (Emily Barber) assure que « le plus important, c’est qu’on se fasse confiance », Charlotte (Christina Bennington) éclate de rire, et une autre lâche que ses amis voudraient bien savoir si l’une d’elles est Alice Bell. Ambiance.
On sent le huis clos paranoïaque où chaque sourire peut cacher quelque chose. Ou rien du tout, ce qui serait presque pire.
Un casting solide, entre séries cultes et visages familiers
Côté distribution, Channel 4 a mis le paquet. Outre Simon Pegg et Alex Roach (Nightsleeper), on retrouve :
- Amanda Abbington (Sherlock)
- Emily Barber (MobLand)
- Toni O’Rourke (God’s Creatures)
- Christina Bennington (Halo)
- Rudi Dharmalingam (The Lazarus Project)
- Ralf Little (Death in Paradise)
Voir Simon Pegg basculer du côté obscur, c’est une des curiosités du projet. On l’a connu dans la comédie et dans Mission: Impossible, et le voir en anesthésiste meurtrier, ça promet de faire grincer des dents. Dans le bon sens, on l’espère.
Une histoire inspirée de faits réels
Derrière le projet, on trouve David Baddiel, humoriste et auteur, et Peter Bradshaw, journaliste et scénariste, avec Polly Buckle et Kate Verghese à l’écriture. Paul Walker réalise les six épisodes.
Baddiel explique que l’idée vient de cas réels au Royaume-Uni, où des femmes ont été harcelées par le grand public, soupçonnées d’être des figures détestées de la nation qui vivraient discrètement parmi les voisins. Autrement dit, la fiction n’a pas eu besoin d’aller chercher très loin. Et c’est justement ce qui rend le pitch intéressant : on parle moins d’un tueur en série que de ce que la foule est capable de faire quand elle croit avoir raison.
La série est produite par Clapperboard Studios, en association avec Sphere Abacus, qui détient les droits de distribution internationale et a vendu le programme à Channel 4.
Ce qu’on sait, ce qu’on ignore
On sait : six épisodes, un casting plutôt costaud, un pitch qui flirte avec la satire sociale et le thriller psychologique, et une bande-annonce qui donne envie.
On ignore : la date de diffusion précise et la disponibilité en France. Sphere Abacus ayant les droits internationaux, il y a des chances que la série voyage, mais rien d’annoncé pour l’instant.
On garde un œil dessus. En attendant, si vous aviez besoin d’une raison de plus pour faire attention à ce que vous partagez sur les réseaux, la voilà.

