Les petites sorcières de Freeform ne rangent pas encore leurs balais. Disney vient de renouveler Coven Academy pour une deuxième saison, à peine quelques semaines après les débuts de la série. Visiblement, la magie opère, du moins du côté des chiffres.
De quoi parle Coven Academy ?
Dans un pensionnat d’élite consacré à la magie, le pouvoir est une monnaie, les secrets sont mortels et l’attirance est un handicap. Voilà pour le pitch officiel, qui a au moins le mérite de ne pas lésiner sur les formules choc. Trois jeunes sorcières et leurs séduisants (et dangereux) homologues sorciers se retrouvent coincés entre d’anciennes guerres surnaturelles et des amours interdites. Le groupe doit décider jusqu’où il est prêt à aller pour protéger sa ville, et lui-même.
Bref, un lycée où l’on apprend à jeter des sorts, mais où le plus risqué reste quand même de tomber amoureux de la mauvaise personne. Rien de nouveau sous la lune, mais c’est un classique qui marche.
Un casting jeune, avec quelques têtes connues
La saison 2 sera la suite directe de la première. On y retrouve :
- Malina Pauli Weissman (A Series of Unfortunate Events) dans le rôle de Briar, une New-Yorkaise farouchement indépendante qui découvre qu’elle est une sorcière ;
- Malachi Barton (Camp Rock 3, Zombies 4: Dawn of the Vampires) en Jake, un sorcier magnétique au côté dangereux ;
- Jordan Leftwich (The Family Switch) en Sasha, un élève très empathique qui lit dans les pensées ;
- Ora Duplass (Their Town) en Tegan, une sorcière irrévérencieuse qui manipule le temps ;
- Louis Thresher (Boarders) en Ollie, un vampire fraîchement transformé et affamé ;
- Tiffani Thiessen (White Collar, Beverly Hills 90210) en Miss Graves, la directrice de l’école, aussi redoutable que glamour.
Devon Sawa (Hacks) était également de la partie en invité spécial, dans le rôle de M. Cole, un professeur sorcier brillant et charismatique. Un prof charismatique dans une école de magie pour ados : on vous laisse imaginer le niveau de tranquillité.
Petit plaisir au passage : voir Tiffani Thiessen en directrice d’établissement, ça rajeunit personne, mais ça fait plaisir.
Des chiffres qui ont convaincu Disney
La série a débuté le 1er octobre sur Freeform, avec la saison complète disponible le lendemain sur Disney+, Hulu et Freeform on Demand. Trois semaines plus tard, elle affiche 20,3 millions d’heures de visionnage dans le monde sur Disney+ et Hulu. À cela s’ajoutent 30 millions de vues supplémentaires grâce au premier chapitre mis en ligne sur TikTok, Instagram et YouTube.
Elle s’est aussi classée première série en streaming chez les 12-17 ans lors du week-end de lancement, et dans le top cinq tous publics. Autant dire que la cible était bien visée. Quand les ados adoptent une série, un renouvellement n’est jamais très loin.
Des épisodes ultra courts, pour binger sans y penser
Autre particularité : la première saison est composée d’épisodes de 10 à 22 minutes. Le créateur Tim Federle explique avoir voulu garder la mécanique du récit classique, mais sous forme de chapitres, avec autant de rebondissements et de résolutions. Là où une chaîne câblée placerait une coupure pub, la série passe simplement au chapitre suivant. L’objectif, selon lui, est de rendre le visionnage très « bingeable ».
On peut y voir une adaptation maligne aux habitudes des jeunes spectateurs, qui font défiler des vidéos de 30 secondes toute la journée. Ou une façon de dire « on a compris que vous n’aviez pas la patience pour 52 minutes ». Dans les deux cas, ça semble fonctionner.
Tim Federle, un créateur inspiré
Tim Federle, à qui l’on doit High School Musical: The Musical: The Series et la suite à venir de Romy and Michele, rempile comme producteur exécutif. Il raconte avoir eu envie de faire une série sur les sorcières depuis un moment, après un dîner avec Ayo Davis, présidente de Disney Kids & Family. Comme le projet n’était pas une propriété intellectuelle existante, il n’avait ni attentes de fans ni pression à gérer. Résultat : il a écrit le premier jet du pilote en une nuit, en rentrant du dîner.
Cela explique peut-être le côté spontané du projet. Reste à voir si cette fraîcheur survivra à la pression d’une saison 2 maintenant que le succès est là.
La production exécutive de la saison 1 comptait aussi Darren Swimmer, Todd Slavkin, Amanda Row et Bronwyn North-Reist. Coven Academy est produite par Chorus Boy Productions, la société de Federle, en association avec Disney Kids & Family. Autre détail à saluer : tous les épisodes de la saison 1 ont été réalisés par des femmes, à l’exception du pilote, mis en scène par Federle lui-même.
Où voir Coven Academy ?
La saison 1 est disponible sur Freeform on Demand, Disney+ et Hulu. Aucune date de diffusion n’a été annoncée pour la suite.
Notre avis
On ne va pas se mentir : Coven Academy ne réinvente pas le genre de l’école de sorciers, et on n’est pas devant une série qui bouleverse le paysage. Mais avec ses épisodes courts, son casting sympathique et son ton assumé de teen drama, elle a trouvé son public, et visiblement vite.
La vraie question maintenant, c’est de savoir si Tim Federle saura tenir sur la durée sans que la magie ne tourne à la routine. On reste curieux, avec une petite réserve : avec des chapitres aussi courts, il faudra veiller à ne pas faire du remplissage. Réponse l’an prochain.

