Il y a des pitchs qui sentent immédiatement la série d’été à binge-watcher sous un plaid avec un café glacé à la main. Summer People fait clairement partie de ceux-là.
Peacock développe actuellement ce nouveau drama porté par Emily Goldwyn (Emily in Paris, SMILF) et Bill Krebs (Good Girls, Grosse Pointe Garden Society), avec une promesse simple mais efficace : des familles ultra-privilégiées, une tragédie “accidentelle” et une nounou qui commence à flairer le meurtre.
En somme, prenez des gens riches qui font la fête, ajoutez des secrets, un peu de privilège toxique et un soupçon de crime, et vous obtenez exactement le genre de série que la télévision adore nous vendre… et que, soyons honnêtes, on adore souvent regarder.
Quand les vacances d’été virent au thriller
Le synopsis pose immédiatement l’ambiance.
Summer People suivra trois familles d’élite et leurs nounous pendant un été marqué par une tragédie choquante.
Officiellement, tout le monde parle d’un accident.
Mais bien sûr, dans une série télé, quand tout le monde insiste un peu trop sur le mot “accident”, cela signifie généralement qu’il y a un cadavre embarrassant, plusieurs mensonges et probablement un verre de rosé renversé au mauvais moment.
L’élément le plus intéressant du projet repose sur l’un des personnages de nounou, qui décidera de mener l’enquête avant que le mélange explosif de fête, pouvoir et privilège ne finisse par la corrompre elle aussi.
Autrement dit, on semble partir sur un mélange entre thriller social et chronique acide de la bourgeoisie estivale.
Et avouons-le, le terrain est fertile.
Un parfum de The White Lotus… sans même essayer de le cacher
Difficile de lire ce pitch sans penser immédiatement à The White Lotus.
Des gens très riches dans un décor de vacances, des tensions sociales, un drame mystérieux et la promesse d’un crime : la comparaison vient presque naturellement.
La différence ici, c’est le point de vue.
Là où The White Lotus aime disséquer les névroses de ses clients fortunés, Summer People semble vouloir passer par le regard des nounous.
Et c’est probablement là que réside tout son potentiel.
Parce qu’après tout, qui mieux que celles qui s’occupent des enfants, observent les couples et naviguent entre cuisine, salon et piscine peut voir ce qui se cache derrière les façades parfaites ?
Le privilège vu depuis les coulisses, c’est souvent bien plus intéressant que le privilège lui-même.
Une équipe qui connaît bien les drames humains
Côté écriture, le projet réunit deux profils plutôt rassurants.
Emily Goldwyn a travaillé sur Emily in Paris et SMILF, deux séries qui, chacune à leur manière, savent jouer avec les faux-semblants sociaux et les dynamiques relationnelles.
Bill Krebs, de son côté, arrive avec l’expérience de Good Girls, série qui excellait justement dans les personnages pris au piège de leurs propres choix.
Autant dire qu’entre drame, satire sociale et secrets bien enfouis, ils ne débarquent pas en terrain inconnu.
Le pilote sera écrit par Goldwyn, tandis que Krebs prendrait le rôle de showrunner si la série est commandée.
Sur le papier, cela donne un duo capable de livrer une série à la fois accessible et suffisamment grinçante pour sortir du lot.

