FX continue de renforcer son catalogue de séries ambitieuses (et légèrement anxiogènes, soyons honnêtes). Cette fois, la chaîne s’attaque à un thriller psychologique familial avec Cry Wolf, nouvelle mini-série créée par Sarah Treem et adaptée du format danois Ulven Kommer. Et au casting, ça ne plaisante pas : Olivia Colman, Brie Larson… et maintenant Jon Tenney qui vient ajouter un peu d’huile juridique sur un feu déjà bien instable.
Un point de départ simple… mais émotionnellement explosif
Cry Wolf suit une situation qui commence comme un dossier social parmi d’autres, avant de virer au cauchemar moral.
Une travailleuse sociale, Kath (incarnée par Olivia Colman), et une mère, April (Brie Larson), se retrouvent prises dans une crise lorsque Mia, l’adolescente de cette dernière, accuse sa famille de maltraitance.
Évidemment, personne ne sait vraiment quoi croire. Et évidemment, tout le monde va très mal le vivre.
Bref : un mardi classique dans une série FX.
Jon Tenney arrive pour faire (encore plus) monter la pression
Jon Tenney rejoint le casting dans le rôle d’Ian Farr, un personnage qui coche toutes les cases du type qu’on adore détester… ou déteste tout court.
Ancien avocat devenu figure militante pour les pères après un divorce traumatique, Ian Farr est décrit comme brillant, manipulateur et redoutablement efficace au tribunal. Le genre de personnage qui ne perd jamais un procès… sauf peut-être celui de l’empathie.
Autant dire qu’il ne vient pas pour calmer les choses. Il vient pour les rendre juridiquement insupportables.
Et si vous vous demandiez : oui, il est probablement plus dangereux en costume trois pièces qu’avec une arme.
Un casting qui ressemble à une masterclass de tension permanente
Aux côtés de Colman et Larson, on retrouve notamment Shawn Hatosy, Dane DeHaan, Elizabeth Perkins ou encore William Jackson Harper.
Autrement dit, FX a clairement décidé de transformer un drame familial en festival de talents capables de vous faire pleurer… même en lisant une liste de courses.
Chaque personnage semble conçu pour pousser les autres dans leurs retranchements. Ce qui est parfait pour la télévision, beaucoup moins pour leur santé mentale.
Une adaptation venue du Danemark
Cry Wolf est inspirée de la série danoise Ulven Kommer, créée par Maja Jul Larsen.
Le concept original avait déjà la réputation d’être un thriller psychologique particulièrement tendu, explorant les zones grises des accusations, de la protection de l’enfance et des dynamiques familiales.
FX promet donc une adaptation américaine encore plus intense, avec une montée en tension centrée sur un procès final où Ian Farr devrait, selon toute vraisemblance, transformer la salle d’audience en champ de bataille émotionnel.
FX continue de miser sur les drames adultes (et douloureusement réalistes)
Entre The Bear, Shōgun et désormais Cry Wolf, FX confirme son positionnement : des séries ambitieuses, portées par des acteurs prestigieux et des scénarios qui ne font clairement pas dans le confort émotionnel.
Ici, pas de dragons, pas de multivers, pas de super-héros. Juste des êtres humains, des décisions impossibles et des conséquences qui font mal.
Ce qui, finalement, est peut-être encore plus violent.

