Après la fin annoncée de The Lincoln Lawyer, Netflix ne compte visiblement pas quitter le terrain très confortable du drama judiciaire. Et on peut les comprendre : entre avocats charismatiques, affaires complexes et crises existentielles en tailleur, le genre reste une valeur sûre du streaming.
La plateforme développe désormais And Justice for All, une série inspirée du film culte de 1979 porté par Al Pacino. Oui, Netflix continue son exploration du “on adapte tout ce qui a déjà marché au cinéma”, mais cette fois avec une petite touche de colère judiciaire en prime.
Un avocat idéaliste face à un système complètement bancal
La série suivra un avocat idéaliste pris dans un engrenage bien connu des fictions judiciaires : un système corrompu, des cas impossibles à gagner et une pression morale qui finit par faire craquer même les plus déterminés.
And Justice for All est décrit comme un récit sombre et réaliste d’un homme qui tente de défendre la justice tout en voyant, jour après jour, le système censé la représenter s’effondrer sous ses yeux.
Et comme souvent dans ce genre d’histoire, la vraie question n’est pas “va-t-il gagner ?” mais plutôt “combien de temps avant qu’il ne perde totalement pied ?”
Une adaptation d’un film devenu culte
Le projet s’inspire du film original réalisé par Norman Jewison en 1979, écrit par Valerie Curtin et Barry Levinson.
Le long-métrage mettait en scène Al Pacino dans le rôle d’Arthur Kirkland, avocat confronté à un système judiciaire profondément injuste. Le film avait marqué les esprits autant pour sa critique du système que pour sa performance intense de Pacino.
Et surtout pour cette scène devenue mythique où son personnage explose en plein tribunal avec le célèbre :
“You’re out of order! The whole trial is out of order!”
Une réplique que les scénaristes devront probablement résister à l’envie de recycler toutes les dix minutes.
Une équipe créative issue des séries judiciaires les plus solides
La série est écrite par Jeremy Miller et Dan Cohn, déjà connus pour leur travail sur Entourage, Ally McBeal ou encore Boston Public. Autrement dit, ils savent comment jongler entre drama, humour et tensions juridiques.
Ils seront également producteurs exécutifs aux côtés de Ross Fineman, déjà impliqué dans The Lincoln Lawyer. Une sorte de continuité logique pour Netflix, qui préfère clairement recycler les bonnes recettes plutôt que de réinventer la roue.
Un pari stratégique pour Netflix
Avec la fin de The Lincoln Lawyer, Netflix perd un de ses piliers du genre judiciaire. Et vu le succès de ce type de séries, difficile de ne pas chercher un remplaçant rapidement.
And Justice for All coche donc toutes les cases : adaptation d’un film reconnu, thématique forte, potentiel dramatique élevé et une bonne dose de désillusion judiciaire.
Reste à voir si la série saura se détacher de son modèle pour exister par elle-même, ou si elle restera une énième variation sur le thème du “système est pourri mais l’avocat est très énervé”.
Dans tous les cas, les tribunaux de Netflix ne sont pas près de se vider.

