Acorn TV, plateforme du groupe AMC Global Media, vient d’officialiser le renouvellement de sa série policière originale Art Detectives pour une deuxième saison. Une nouvelle qui ne surprendra personne tant la série avait fait forte impression à son lancement : il s’agissait tout simplement de la première d’une nouvelle série la plus regardée de toute l’histoire d’Acorn TV. Un record qui a visiblement suffi à convaincre la plateforme de remettre le couvert.
Au centre de l’intrigue, on retrouve Stephen Moyer (The Night Agent, True Blood) dans le rôle de l’inspecteur Mick Palmer, un flic qui voue une passion presque suspecte pour l’art. La série se déroule dans un univers peuplé de tableaux de maîtres anciens, de street art façon Banksy, d’antiquités rares et d’objets de collection hors de prix, le tout supervisé par la Heritage Crime Unit, une brigade spécialisée dans les crimes liés au patrimoine, parce qu’apparemment ça existe et ça mérite sa propre série. À ses côtés, la franche et directe DC Shazia Malik (Nina Singh) complète ce duo qui navigue, selon le synopsis officiel, dans « un monde riche et coloré gouverné par la cupidité, l’obsession, le désir et la vengeance » pour résoudre des meurtres liés au monde de l’art et des antiquités.
Un père indigne qui traîne encore ses casseroles
Pour cette saison 2, Larry Lamb (Gavin & Stacey, EastEnders) reprend également son rôle de Ron Palmer, le père charismatique de Mick, et accessoirement faussaire d’art à ses heures perdues. L’homme purge actuellement une peine dans une prison ouverte pour avoir dissimulé un tableau volé de Sickert, celui-là même que Mick avait fini par récupérer à la fin de la saison 1 (planqué, excusez du peu, derrière un portrait de sa propre mère). Un running gag familial qui promet de belles tensions père-fils bien juteuses pour la suite.
Retour à Belfast pour huit nouveaux épisodes
Le tournage de la saison 2 débute ce mois-ci à Belfast et en Irlande du Nord. Côté diffusion, les fans devront patienter : la saison démarrera avec un épisode spécial en deux parties diffusé en décembre, avant l’arrivée d’une saison complète de six épisodes en 2027. Autrement dit, il va falloir s’armer de patience, mais au moins, on sait déjà que Moyer est ravi de repartir au front.
« Du grand art, des antiquités rares, des collections coûteuses et une sacoche usée jusqu’à la corde — que demander de plus avec Mick Palmer ? » s’est enthousiasmé l’acteur dans un communiqué, précisant avoir hâte de retrouver Nina Singh et l’équipe de production à Belfast. On appréciera la sincérité, même si on se doute bien qu’aucun acteur ne va jamais dire l’inverse au moment d’annoncer un renouvellement.
Une brigade qui a le vent en poupe chez Acorn TV
Paul Powell, co-créateur et scénariste de la série, s’est lui aussi félicité du retour de ce duo d’enquêteurs, promettant une exploration plus poussée du « côté obscur » du monde de l’art et des antiquités, entre œuvres volées, faux démasqués et meurtres savamment orchestrés. Une formule qui résume bien l’ambition de la série : prouver que la beauté peut pousser les gens à faire des choses particulièrement laides.
Du côté d’Acorn TV, Don Klees, vice-président senior en charge de la programmation, a salué l’accueil enthousiaste réservé à la première saison, la plaçant dans la lignée des succès récents de la plateforme comme You’re Killing Me et Harry Wild. Une stratégie qui semble payante pour le diffuseur, visiblement décidé à miser sur le polar British so chic.
Quant à Daniel March, managing partner chez Dynamic Television, il n’a pas résisté à filer la métaphore artistique jusqu’au bout : « Contrairement à l’art présenté dans la série, une commande de saison 2 ne se démode jamais. » On appréciera l’effort de jeu de mots, même si on ne peut s’empêcher de trouver ça un brin too much.
Une production entre Londres, Belfast et le soutien de Northern Ireland Screen
Art Detectives est produite par Black Dog Television, Dynamic Television et Acorn Media Enterprises (AME), avec un financement complémentaire de Northern Ireland Screen. Dynamic Television assure la distribution mondiale, tandis qu’Acorn TV conserve les droits pour les États-Unis et le Canada. La série est créée et écrite par Dan Gaster, Will Ing et Paul Powell, et réalisée par Jennie Paddon, Declan Recks et Sam O’Mahony, une belle brochette de talents britanniques et irlandais réunis autour d’un concept qui, on doit bien l’avouer, a le mérite d’être singulier dans le paysage très encombré des polars télé.

