NewsGiorgio Armani bientôt en série télé : Ferzan Ozpetek s'attaque au monstre...

Giorgio Armani bientôt en série télé : Ferzan Ozpetek s’attaque au monstre sacré de la mode italienne

Après avoir conquis le box-office avec Diamonds en 2025, le réalisateur italo-turc Ferzan Ozpetek s’attelle à un projet autrement plus vertigineux : raconter la vie de Giorgio Armani, le couturier milanais disparu en septembre 2025 à l’âge de 91 ans. Produite par Lux Vide en collaboration avec la maison de couture elle-même, cette série encore sans titre s’annonce comme un événement pour le marché international. Reste à savoir si l’on obtiendra un vrai portrait d’homme ou une longue publicité soignée pour la marque, le suspense est entier.

Un réalisateur qui a connu Armani personnellement

Ozpetek n’est pas n’importe qui pour ce projet : il connaissait Armani de son vivant, et le duo aurait partagé bien plus que de simples mondanités. « Je le connaissais, je l’admirais et j’ai passé du temps avec lui pendant de nombreuses années », confie le réalisateur, évoquant des discussions sur le cinéma, l’art, l’architecture et la vie en général. De quoi légitimer sa place derrière la caméra, même si l’on peut légitimement se demander si une proximité aussi forte avec le sujet permettra un regard réellement critique, ou si l’on s’orientera plutôt vers l’hagiographie de luxe. Ozpetek n’est pas non plus un perdreau de l’année côté télévision : on lui doit notamment The Ignorant Angels, série Disney+ italienne sortie en 2022.

Pour l’écriture, Ozpetek co-signe le scénario avec Francesco Arlanch, le scénariste maison de Lux Vide, déjà responsable des séries à succès Medici, Hotel Costiera et Doc. Les détails de l’intrigue restent pour l’instant top secret, Lux Vide sait visiblement entretenir le mystère aussi bien qu’Armani savait entretenir son image.

De la Vespa vendue à l’empire à 10 milliards de dollars

Le parcours d’Armani a de quoi fasciner scénaristes et spectateurs : né en 1934 à Plaisance, il entre dans la mode en 1957 et fonde, vingt ans plus tard, sa propre griffe avec son partenaire Sergio Galeotti, en vendant leur Volkswagen pour réunir 10 000 dollars de mise de départ. Une anecdote qui sent bon le mythe entrepreneurial, mais qui a au moins le mérite d’être vraie. Le succès suit rapidement : c’est la veste déstructurée portée par Richard Gere dans American Gigolo en 1980 qui installe durablement le nom Armani dans l’imaginaire collectif.

Armani a également marqué l’histoire en réinventant le tailleur féminin, pensons au costume porté par Julia Roberts lors de son Golden Globe pour Steel Magnolias en 1990, avant d’habiller des générations de stars hollywoodiennes, de Cate Blanchett à Michelle Yeoh en passant par Lupita Nyong’o et sa robe scintillante « bleu Nairobi » aux Oscars 2024. Plus de 200 films portent sa signature au générique costumes, une statistique qui donne le vertige et confirme, s’il le fallait, qu’Armani n’était pas juste un couturier mais bien une institution du cinéma.

Une vie privée restée volontairement dans l’ombre

Si Armani était un homme public jusqu’au bout des ongles côté carrière, il s’est toujours montré d’une discrétion absolue sur sa vie personnelle. Il avait néanmoins confié à Vanity Fair avoir eu des relations amoureuses avec des hommes et des femmes, et être resté en couple avec Sergio Galeotti jusqu’à la mort de ce dernier des suites du sida en 1985. Une dimension intime que la série devra aborder avec un minimum de tact, et qu’on espère voir traitée avec plus de nuance qu’un simple récit business feel-good sur la réussite d’un « self-made man ».

Une série avec la bénédiction (et les archives) de la maison Armani

Signe de l’ambition du projet : la maison Giorgio Armani elle-même soutient la production, donnant accès à ses archives, créations et lieux emblématiques. De quoi garantir une reconstitution fidèle sur le plan visuel, mais aussi de quoi légitimement s’interroger sur l’indépendance éditoriale d’une série cautionnée aussi étroitement par la marque dont elle raconte l’histoire. Matilde Bernabei, fondatrice de Lux Vide, ne cache pas son enthousiasme, évoquant un projet que le marché international aurait déjà « embrassé avec enthousiasme ». Voilà qui promet en tout cas une série taillée pour l’export, dans la droite lignée du soft power à l’italienne dont Lux Vide s’est fait une spécialité.

Source

- Advertisement -spot_img

Plus de lecture !

Wonder Man annulé chez Disney+ : quand Marvel se dédit malgré une saison 2 déjà annoncée

Rebondissement inattendu dans l'univers Marvel : Wonder Man est...

Clueless : Cher Horowitz revient (enfin) et cette fois c’est Paramount+ qui l’accueille

Après un joli feuilleton de coulisses digne d'un scénario...
- Advertisement -spot_img