Après avoir incarné des personnages iconiques comme Jade West dans Victorious ou Fallon Carrington dans Dynasty, Elizabeth Gillies rejoint le casting de The Right Side, une dramédie politique indépendante qui promet de mettre les dîners de famille les plus tendus au monde sous les projecteurs. Un projet qui a le mérite d’oser s’attaquer frontalement à la fracture politique américaine, quitte à froisser les susceptibilités des deux camps.
Une famille conservatrice, deux enfants podcasteurs progressistes
Le concept de la série repose sur un affrontement générationnel et idéologique presque trop savoureux pour être inventé. The Right Side met en scène le couple le plus adulé de la télévision conservatrice américaine, dont l’image publique soigneusement construite entre en collision frontale avec leur réalité familiale bien moins photogénique, lorsque leurs enfants, devenus célèbres grâce à leurs podcasts progressistes, reviennent à la maison pour un hommage télévisé. Le twist ? Ces mêmes enfants animent une émission entièrement consacrée à démolir tout ce que représentent leurs parents. Difficile de trouver setup plus explosif pour une comédie familiale.
Le point de départ de la série ne manque d’ailleurs pas de piquant : tout commence par une annonce en direct à l’antenne, transformant une maladie en phase terminale en véritable spectacle national. De quoi donner le ton d’emblée sur le mélange d’émotion et de cynisme médiatique que la série semble vouloir explorer.
Un casting qui promet des étincelles
Elizabeth Gillies y interprétera Jordan Silver, décrite comme la « faiseuse de tendances » de la famille Silver. Le personnage a bâti sa carrière en critiquant ouvertement les positions politiques de ses parents sur les réseaux sociaux, où elle exerce une influence considérable dans les cercles libéraux en ligne. Un rôle qui devrait permettre à l’actrice de s’éloigner un peu de ses personnages précédents, tout en conservant cette assurance mordante qui a fait sa marque de fabrique.
Elle donnera la réplique à Max Talisman lui-même, qui incarnera son frère jumeau Elliot, en plus d’occuper les fonctions de créateur, scénariste, producteur exécutif et showrunner de la série, un cumul de casquettes qui laisse peu de place au doute sur sa vision personnelle du projet. Andie MacDowell campera Ruthie, la mère conservatrice et célébrité des médias, tandis que Peter Gallagher jouera son mari et partenaire de longue date à la télévision. Dyllón Burnside complète la distribution dans un rôle récurrent.
Une productrice-scénariste aux commandes, entourée d’une solide équipe
Aux côtés de Max Talisman, l’équipe de production compte Buzz Koenig et Darren Goldberg pour Atlantic Pictures, qui assurera également les services de production, ainsi que Jess Sonnenfeld Jolles pour Luber Roklin et Katharina Eggmann, également en charge du casting. Une équipe resserrée, à l’image d’une production indépendante qui mise davantage sur la pertinence de son propos que sur des moyens pharaoniques.
Un pari risqué mais rafraîchissant dans le paysage télévisuel actuel
Dans un contexte où la polarisation politique américaine atteint des sommets, The Right Side a le mérite de vouloir traiter le sujet par le biais de la comédie plutôt que du pamphlet frontal. Reste à voir si la série parviendra à maintenir cet équilibre délicat entre satire mordante et sincérité familiale, sans tomber dans la caricature facile d’un camp ou de l’autre. Le pédigrée d’Elizabeth Gillies, habituée aux rôles à forte personnalité, et la double casquette de Max Talisman devant et derrière la caméra, laissent en tout cas présager un ton assumé et sans complexe.
Reste maintenant à savoir si cette dramédie familiale saura transformer un postulat aussi clivant en véritable succès critique, ou si elle s’enlisera dans les travers habituels de la satire politique trop consensuelle pour vraiment mordre. Une chose est sûre : entre un hommage télévisé transformé en règlement de comptes familial et une maladie érigée en spectacle médiatique, The Right Side ne manque clairement pas d’ambition.

