Pilot d'essaiThe Shards : Ryan Murphy contemple des beaux gosses pendant très longtemps

The Shards : Ryan Murphy contemple des beaux gosses pendant très longtemps

Il y a des séries dont le premier épisode me donne envie de voir immédiatement la suite. Il y en a d’autres qui me donnent envie de regarder l’heure. Et puis il y a The Shards, dont le principal rebondissement de ce premier épisode aura finalement été… le vomi de mon chien sur mon canapé.

Je vous rassure : j’ai mis pause.

C’est dire si le suspense était à son comble.

Adaptée du roman autofictionnel de Bret Easton Ellis, The Shards est la nouvelle série de FX et Hulu développée notamment par Ryan Murphy et Bret Easton Ellis. Elle nous ramène à Los Angeles, en 1981, où Bret, lycéen dans un établissement huppé, évolue au milieu d’une jeunesse dorée faite de fêtes, de sexe, de jalousie et de privilèges. Jusqu’à l’arrivée de Robert Mallory, un nouvel élève particulièrement mystérieux, alors qu’un tueur en série surnommé le Trawler sévit dans la ville.

Sur le papier, j’avais donc : Los Angeles années 80 + adolescents riches + tueur en série + Bret Easton Ellis + Ryan Murphy.

Sur le papier, c’est presque une machine à fabriquer du Ryan Murphy.

Et effectivement, dès ce premier épisode, je retrouve énormément de choses que je reproche habituellement au bonhomme. Des gens magnifiques. Des corps magnifiques. Des maisons magnifiques. Des vêtements magnifiques. Une décadence magnifique. Du sexe. De la violence. Des gens qui ont beaucoup trop d’argent. Et un tueur en série qu’on va évidemment observer avec énormément d’attention.

Le tout pendant une heure où j’ai surtout eu l’impression de contempler un catalogue Belles Demeures.com : édition « pourquoi tout le monde est aussi beau ? ».

Bienvenue à Los Angeles, capitale mondiale du looksmaxing

Commençons par ce qui saute immédiatement aux yeux : The Shards est une série extrêmement jolie.

Vraiment.

Les décors sont somptueux, la reconstitution du Los Angeles de 1981 est particulièrement soignée et toute la direction artistique cherche à nous plonger dans une époque où l’argent, le soleil et l’opulence semblent couler à flots. La production revendique d’ailleurs une esthétique très travaillée pour retrouver cette Californie fantasmée du début des années 80.

Mais au bout d’un moment, j’ai eu l’impression de regarder une succession de photos Instagram prises par quelqu’un qui aurait décidé de recréer American Psycho avec des lycéens.

Tout le monde est beau.

Tout le monde est sexy.

Tout le monde est parfaitement coiffé.

Tout le monde a une mâchoire qui pourrait servir à découper du verre.

On pourrait presque croire que le casting a été effectué dans une convention internationale du looksmaxing.

Et je veux bien que Bret Easton Ellis raconte une jeunesse privilégiée, superficielle et obsédée par les apparences. Je veux bien que Ryan Murphy aime les personnages physiquement parfaits. Je veux bien que la série cherche à créer une forme de fantasme californien.

Mais il y a quand même un petit détail qui m’a beaucoup perturbée : ces personnages sont censés être des adolescents.

Et j’ai parfois l’impression que Ryan Murphy l’oublie.

La série nous présente des lycéens comme s’ils sortaient tous d’une campagne de parfum pour adultes. Ils ont des corps sculptés, des visages parfaits et une sensualité tellement omniprésente qu’elle finit par devenir une composante de la direction artistique.

Et c’est précisément là que mon problème avec Ryan Murphy revient au galop.

Ryan Murphy et moi, ça ne partait déjà pas très bien

Je dois faire un aveu avant de poursuivre : je déteste Ryan Murphy.

C’est un running gag chez moi, donc autant l’assumer.

Je n’aime pas particulièrement sa manière de raconter les histoires. Je n’aime pas son goût pour le trash lorsqu’il semble devenir une fin en soi. Je n’aime pas cette façon de pousser systématiquement les curseurs de la décadence, de l’opulence, du sexe et de la violence jusqu’à ce que tout ressemble à une immense vitrine de fantasmes.

Et surtout, j’ai un vrai problème avec sa manière de mettre en scène les tueurs en série.

Il y a régulièrement chez lui cette fascination pour ces personnages, cette façon de leur donner une aura, une esthétique, un statut presque iconique. Même lorsque l’intention est de les montrer comme monstrueux, la mise en scène peut contribuer à les rendre fascinants, voire glamour.

Et The Shards arrive précisément sur un terrain qui ne pouvait donc pas me rassurer : un adolescent obsédé par un tueur en série, une bande de jeunes privilégiés particulièrement beaux, une atmosphère de sexe et de danger et une mise en scène qui adore contempler tout ce petit monde.

J’avais donc quelques raisons d’être méfiante.

Et le pilote ne m’a pas vraiment convaincue de changer d’avis.

Le problème, c’est que c’est lourd. Très lourd.

Ce qui m’a le plus gênée dans cet épisode n’est pourtant même pas Ryan Murphy.

C’est la lourdeur.

J’ai trouvé ce premier épisode extrêmement lourd.

Lourd dans son rythme. Lourd dans sa narration. Lourd dans son écriture. Lourd dans sa manière de nous expliquer ce qu’on est justement en train de regarder.

Et le principal responsable de cette sensation, c’est la voix off de Bret.

Alors attention : je comprends parfaitement l’idée.

On adapte un roman de Bret Easton Ellis. On raconte une histoire qui passe énormément par la perception de son personnage principal. On veut conserver son regard, sa voix, sa subjectivité. On fait donc raconter l’histoire par Bret.

Pourquoi pas.

Sauf que la série semble parfois considérer que si je peux voir quelque chose à l’écran, il faut impérativement que Bret me l’explique en même temps.

Et là, j’ai envie de dire : merci, mais j’ai des yeux.

Je vois la piscine.

Je vois les personnages.

Je vois leurs vêtements.

Je vois ce qu’ils font.

Je vois qui regarde qui.

Je vois qu’il y a une ambiance étrange.

Pas besoin de me faire lire le roman en audiodescription pendant que je regarde l’adaptation.

Cette voix off donne constamment l’impression que quelqu’un est assis à côté de moi avec un exemplaire du livre ouvert sur les genoux et me murmure :

« Tu vois ce que tu viens de voir ? Eh bien, voici ce que tu viens de voir. »

Oui.

J’ai vu.

Merci.

La narration est d’autant plus frustrante qu’elle devrait être l’un des grands outils de la série pour nous faire entrer dans la tête de Bret. Or, au lieu de créer une vraie intériorité, elle donne parfois l’impression de décrire l’image.

Et quand une voix off décrit ce que je suis parfaitement capable de voir moi-même, elle ne m’aide pas à entrer dans la tête d’un personnage.

Elle me ralentit.

Un roman à l’écran… mais sans le bénéfice du roman

C’est là que l’adaptation me pose particulièrement problème.

Le premier épisode semble vouloir conserver cette impression de récit littéraire, mais sans toujours réussir à transformer ce langage en langage télévisuel.

On retrouve donc une narration très présente, beaucoup d’informations, des personnages introduits rapidement, des relations qui se mettent en place et une quantité impressionnante d’éléments à assimiler.

Mais paradoxalement, j’ai rarement eu l’impression de réellement vivre ces choses.

On nous raconte.

On nous montre.

On nous explique.

Et parfois, on nous réexplique.

Le problème est que The Shards raconte une histoire qui devrait précisément fonctionner sur l’intériorité, la paranoïa, l’obsession et le doute. Bret doit être notre point d’entrée dans cet univers. Il doit nous permettre de nous demander ce qui est réel, ce qui relève de son imagination, ce qui est inquiétant et ce qui ne l’est pas.

Or le pilote semble tellement pressé d’installer ses intrigues qu’il ne prend pas suffisamment le temps de laisser cette sensation naître.

Et je ne suis pas la seule à avoir eu cette impression : plusieurs premiers retours sur l’épisode pointent justement un rythme trop rapide et regrettent le manque de rumination intérieure qui faisait une partie de la force du matériau d’origine.

Moi, j’aurais simplement aimé que la série arrête de me parler deux minutes pour me laisser regarder.

Parce qu’en réalité, il ne se passe pas grand-chose

C’est peut-être ce qui m’a le plus agacée : l’épisode est long.

Pas « long parce qu’il prend son temps ».

Long parce que j’ai eu l’impression qu’il fallait énormément de temps pour raconter relativement peu de choses.

Le pilote nous présente Bret et son groupe d’amis, nous installe dans leur univers privilégié, nous parle de leurs histoires de sexe et de jalousie, introduit Robert Mallory, pose l’existence du Trawler et commence à faire planer la menace du tueur sur cette petite communauté.

Tout ça pourrait être passionnant.

Mais la série passe énormément de temps à contempler ses personnages.

On contemple leurs corps.

On contemple leurs maisons.

On contemple leurs vêtements.

On contemple leurs piscines.

On contemple leurs fêtes.

On contemple leurs relations.

On contemple leur décadence.

Et pendant ce temps, je regarde ma montre.

Il y a quelque chose d’assez ironique à voir une série consacrée à l’obsession et au danger manquer à ce point de tension.

Le Trawler devrait être une présence inquiétante.

Robert Mallory devrait être fascinant.

Bret devrait être obsédé.

Moi, j’étais surtout en train de me demander quand le scénario allait enfin décoller.

Robert Mallory : le mystère qui doit faire beaucoup de travail

L’arrivée de Robert Mallory constitue évidemment l’un des principaux moteurs du pilote.

C’est le nouveau garçon mystérieux qui arrive dans l’univers très codifié de Bret et de ses amis. Il attire immédiatement l’attention et devient rapidement une source de fascination.

Le personnage fonctionne plutôt bien sur le papier.

Homer Gere possède suffisamment de présence pour que l’on comprenne pourquoi Robert attire les regards. Il y a quelque chose d’opaque chez lui, et la série sait utiliser cette ambiguïté.

Mais là encore, je trouve que le pilote veut aller beaucoup trop vite.

On devrait progressivement se demander qui est ce garçon.

Pourquoi est-il comme ça ?

Est-ce qu’il cache quelque chose ?

Pourquoi Bret s’intéresse-t-il autant à lui ?

Quel est le rapport avec le climat de peur qui s’installe autour du Trawler ?

Mais au lieu de laisser ces questions mijoter, The Shards semble avoir envie de nous dire très rapidement : « Regardez, lui, il est mystérieux. »

Oui.

J’avais compris.

Et puis il y a Bret

Heureusement, tout n’est pas à jeter.

Igby Rigney est probablement la meilleure surprise de ce premier épisode.

Il donne à Bret une vraie présence et parvient à rendre le personnage suffisamment étrange et distant pour qu’on ait envie de comprendre ce qui se passe dans sa tête. C’est particulièrement important dans une série où le personnage principal est aussi notre narrateur.

Et c’est finalement assez ironique : le comédien réussit à transmettre une intériorité que le scénario s’acharne parfois à verbaliser.

J’aurais préféré qu’on fasse davantage confiance à son interprétation.

Qu’on le laisse regarder.

Qu’on le laisse hésiter.

Qu’on le laisse être bizarre.

Qu’on laisse les silences travailler.

Parce qu’il y a quelque chose d’intéressant chez Bret dans ce pilote. Cette distance qu’il entretient avec son entourage, sa manière d’observer les autres, son rapport aux garçons et aux filles qui l’entourent, tout cela pourrait constituer une excellente matière pour un thriller psychologique.

Mais il faut laisser respirer le personnage.

Et surtout, il faut arrêter de me dire ce qu’il pense quand son visage est déjà en train de me le raconter.

Une série qui pousse tous les boutons en même temps

C’est probablement ce qui résume le mieux mon problème avec ce premier épisode.

The Shards appuie sur tous les boutons simultanément.

Le bouton « sexy ».

Le bouton « années 80 ».

Le bouton « riche ».

Le bouton « décadent ».

Le bouton « mystérieux ».

Le bouton « tueur en série ».

Le bouton « sexe ».

Le bouton « trash ».

Le bouton « beau gosse ».

Le bouton « jeune femme magnifique ».

Le bouton « danger ».

Le bouton « Ryan Murphy ».

Et au bout d’un moment, je suis assise devant mon écran en me demandant :

Mais est-ce qu’on pourrait juste raconter une scène normalement ?

J’ai souvent cette impression avec Ryan Murphy : ses séries sont tellement conscientes de leurs fantasmes qu’elles finissent par manquer de naturel.

Tout est plus gros.

Plus beau.

Plus sexy.

Plus violent.

Plus décadent.

Plus extravagant.

Et parfois, j’aimerais juste que quelque chose soit… normal.

Pas pour rendre la série réaliste. Ce n’est pas la question.

Simplement pour créer un contraste.

Parce que le danger devient beaucoup plus inquiétant quand il surgit dans un environnement qui n’est pas constamment en train de hurler « REGARDEZ COMME C’EST DÉCADENT ».

Et les femmes dans tout ça ?

Je vais évidemment rester prudente ici parce que je juge uniquement ce premier épisode et pas ce que la série pourrait éventuellement développer par la suite.

Mais je retrouve déjà une autre chose qui me dérange souvent chez Ryan Murphy : la manière dont les personnages féminins sont regardés.

Et pas simplement parce que les femmes sont belles.

Le problème, c’est que la série semble parfois tellement obsédée par leur apparence qu’elles deviennent des éléments supplémentaires du décor.

Des corps.

Des silhouettes.

Des visages.

Des objets de désir.

Des pièces dans l’échiquier des fantasmes masculins.

Je ne dis pas que la série n’a rien à raconter sur ses personnages féminins. Je dis simplement que, dans ce premier épisode, leur existence semble encore largement filtrée par ce regard très masculin et très esthétique.

Et ça me fatigue.

Surtout quand, dans le même temps, la série prétend nous plonger dans la psyché de ses personnages.

J’ai envie de connaître les gens, pas seulement de regarder à quoi ils ressemblent.

Le tueur en série, évidemment

Et puisqu’on parle de mes petits problèmes personnels avec Ryan Murphy, impossible de ne pas revenir au Trawler.

Le tueur en série est évidemment une composante essentielle de l’intrigue. Son existence permet d’introduire une menace extérieure dans cet univers de lycéens privilégiés qui pourraient autrement passer leur été à se demander qui a couché avec qui.

Le problème, c’est que je reste extrêmement méfiante envers la manière dont Ryan Murphy traite ce genre de figure.

J’ai souvent l’impression que ses œuvres aiment tellement regarder les tueurs qu’elles finissent par leur donner une aura fascinante.

Et ce qui me dérange là-dedans, ce n’est pas qu’une fiction représente un tueur comme fascinant. C’est parfaitement légitime.

Ce qui me dérange, c’est quand cette fascination devient presque esthétique.

Quand le tueur devient une icône.

Quand son image devient plus intéressante que les personnes qu’il détruit.

Et The Shards me donne déjà cette impression de vouloir jouer avec cette fascination.

Pour le moment, le pilote ne va pas suffisamment loin pour que j’en tire une conclusion définitive. Mais je garde un sourcil levé.

Très haut.

Au moins, c’est beau

Voilà, je vais quand même donner à César ce qui appartient à César.

C’est beau.

Vraiment.

Les décors, les costumes, les voitures, les maisons, les piscines, la photographie… tout participe à une reconstitution extrêmement léchée du Los Angeles privilégié de 1981. La production a visiblement énormément travaillé sur cette dimension, avec une volonté très assumée de faire de la ville et de ses espaces un personnage à part entière.

Mais je reviens à mon problème initial : à quoi bon avoir une série aussi belle si je passe la moitié de l’épisode à attendre qu’elle commence à me raconter quelque chose ?

J’ai parfois eu la sensation d’être devant un défilé immobilier.

« Voici la maison. »

« Voici la piscine. »

« Voici le garçon. »

« Voici la fille. »

« Voici le corps. »

« Voici la fête. »

« Voici le tueur. »

« Voici encore un corps. »

Et quelque part derrière, une petite voix me dit :

« Tu trouves ça beau ? »

Oui.

Mais je m’ennuie.

Et c’est un problème.

Le plus gros problème : je ne ressens pas l’obsession

Ce qui me manque le plus dans ce pilote, c’est justement ce qui devrait être son carburant : l’obsession.

Je comprends que Bret est intéressé par Robert.

Je comprends qu’un tueur sévit.

Je comprends qu’il existe un climat inquiétant.

Je comprends que les relations entre les personnages sont compliquées.

Mais je ne ressens pas encore cette spirale mentale qui devrait rendre l’histoire captivante.

Le pilote semble avoir peur de laisser le spectateur dans l’incertitude. Il explique énormément, présente énormément et avance énormément.

Alors que le véritable intérêt d’un récit comme celui-ci serait justement de me laisser me demander si je suis en train de regarder une menace réelle ou la projection des obsessions de Bret.

Il faudrait que je me sente aussi paranoïaque que lui.

Pour le moment, je me sens surtout… fatiguée.

Verdict : j’ai vu des corps, des piscines et mon chien a vomi

Je pourrais évidemment faire semblant d’être beaucoup plus sérieuse et terminer cette critique par une grande phrase sur les ambitions de l’adaptation de Bret Easton Ellis, le conflit entre regard littéraire et langage télévisuel ou encore la manière dont The Shards transforme la jeunesse dorée californienne en terrain de jeu horrifique.

Mais franchement, mon expérience de ce premier épisode tient davantage dans cette phrase :

J’ai regardé beaucoup de gens magnifiques faire des choses dans des endroits magnifiques pendant très longtemps, avec une voix qui m’expliquait ce que je voyais, avant de devoir mettre pause parce que mon chien avait vomi sur mon canapé.

Et ça, c’est mon cliffhanger préféré de l’épisode. Enfin, préféré avant de devoir nettoyer.

Je ne vais pas dire que The Shards est mauvaise. Ce serait injuste. Il y a une vraie direction artistique, une ambiance travaillée, un potentiel évident dans son mélange de thriller, de chronique adolescente et de récit autofictionnel. Igby Rigney est convaincant et Robert Mallory possède suffisamment de mystère pour éveiller ma curiosité.

Mais pour le moment, je trouve cette série beaucoup trop lourde.

Elle veut tellement être sulfureuse qu’elle en devient prévisible.

Elle veut tellement être mystérieuse qu’elle explique tout.

Elle veut tellement être décadente qu’elle finit par être monotone.

Elle veut tellement être sexy qu’on finit par oublier que ce sont des adolescents.

Et elle veut tellement me faire ressentir l’univers intérieur de Bret qu’elle me raconte absolument tout ce que je viens de voir.

Bref : The Shards a les décors, les corps, les fringues, les piscines, le tueur en série et les beaux gosses.

Maintenant, il ne lui reste plus qu’à me raconter une histoire.

Et si possible, sans commenter chaque image.

Parce que oui, Bret, j’ai vu la piscine.

Note : ⭐⭐☆☆☆


Fiche technique

The Shards
Créée par Ryan Murphy et Bret Easton Ellis
Avec Igby Rigney, Homer Gere, Kaia Gerber, Evan Rachel Wood et Wes Bentley
Diffusion : FX / Hulu
Genre : drame, thriller, crime
Date de diffusion : 5 août 2026
Adaptée du roman The Shards de Bret Easton Ellis.

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