Il y a des divorces qui se règlent autour d’un café tiède chez le médiateur. Et puis il y a celui de War, la nouvelle série événement de HBO et Sky, où deux cabinets d’avocats londoniens s’affrontent comme s’il s’agissait de la finale de la Champions League. Le message envoyé aux deux protagonistes est limpide : « Vous êtes la victime dans cette histoire. » Sauf que dans un divorce, tout le monde ne peut pas avoir raison en même temps, ça tombe bien, c’est justement le carburant de la série.
Dominic West et Sienna Miller enfilent les habits de Morgan Henderson, entrepreneur tech au tempérament probablement aussi doux qu’une feuille de calcul Excel, et de Carla Duval, star de cinéma qui n’a visiblement pas l’intention de se laisser marcher sur les pieds. Leur séparation, pour le moins acrimonieuse, va faire les beaux jours (et les mauvaises nuits) de deux cabinets d’avocats rivaux : Cathcarts & Sons et Taylor & Byrne.
Un jeune avocat au cœur de la tourmente
Entre les deux maisons juridiques les plus redoutables de Londres se glisse Jonathan « Johnny » Warren, incarné par Archie Renaux, jeune avocat qui va découvrir à ses dépens qu’ici, l’ambition se négocie en monnaie sonnante et trébuchante, la trahison est une stratégie à part entière, et gagner n’est jamais optionnel. Bienvenue dans le monde merveilleux du droit du divorce version haute finance britannique, où l’amour meurt, mais les honoraires d’avocats, eux, prospèrent allègrement.
Un casting so British qu’on en redemande
Autour de nos deux stars, HBO et Sky ont convoqué une brochette d’acteurs britanniques qui donne le tournis : Phoebe Fox (Serena Byrne), James McArdle (Nicholas Taylor), Nina Sosanya (Beatrice « Queen Bea » Ubosi), Pip Torrens (St John Smallwood), sans oublier Celia Imrie, Nick Mohammed, Emma Laird, Archie Panjabi, Honor Swinton Byrne et bien d’autres. Bref, un générique qui donne presque envie de mettre le divorce en pause pour applaudir la distribution.
Une production entre de bonnes mains
War est créée, écrite et produite par George Kay, avec à la réalisation Ben Taylor (également producteur exécutif) et Laurie Borg à la production. Le tout est chapeauté par New Pictures (filiale de Banijay) et Observatory Pictures. Autant dire que la série a toutes les cartes en main pour transformer une simple histoire de séparation en véritable thriller psychologique et juridique.
La série de huit épisodes sera diffusée à partir du 1er octobre sur HBO et du 2 octobre sur Sky, avant de débarquer sur HBO Max aux États-Unis, en Australie, en Asie du Sud-Est, en Amérique latine, en France et en Belgique. De quoi ravir les amateurs de Big Little Lies version tribunal britannique.
Et la saison 2, déjà sur les rails
Comme si une bataille juridique ne suffisait pas, HBO et Sky ont déjà donné leur feu vert pour une deuxième saison, actuellement en tournage. Marisa Tomei, Kelly Macdonald et David Harewood prendront le relais pour une nouvelle guerre judiciaire, cette fois centrée sur une affaire de diffamation explosive. On sent que le concept « les avocats se déchirent pour de l’argent et de l’ego » a de beaux jours devant lui.

