Quatre épisodes. C’est tout ce qu’il aura fallu à HBO Max pour trancher : Stuart Fails to Save the Universe, le spin-off de The Big Bang Theory, est officiellement renouvelé pour une saison 2. Une décision prise avant même que la saison 1 ne soit terminée, signe que la chaîne n’avait pas franchement envie de laisser traîner les négociations, ni de prendre le risque de voir la franchise repartir ailleurs. Ironie du titre à part, on peut dire que côté audiences, Stuart n’a pas vraiment échoué à sauver quoi que ce soit.
De quoi ça parle, au juste ?
Pour ceux qui auraient loupé le pilote : Stuart Bloom, le proprio du comic book store qu’on connaît bien, casse un appareil conçu par Sheldon Cooper, Leonard Hofstadter et Howard Wolowitz, et provoque accidentellement un armageddon multivers. Rien que ça. Il se retrouve donc chargé de réparer la réalité, épaulé par sa copine Denise (Lauren Lapkus), son pote géologue Bert (Brian Posehn) et le physicien quantique aussi brillant qu’insupportable Barry Kripke (John Ross Bowie). Au fil de leur périple, la bande croise des versions alternatives des personnages emblématiques de The Big Bang Theory, un concept qui permet à la série de piocher allègrement dans son propre univers sans jamais vraiment le trahir.
Et niveau retrouvailles, la série ne lésine pas : Kunal Nayyar reprend Raj dès l’épisode 1, Kaley Cuoco revient en Penny dans l’épisode 2, Melissa Rauch reprend Bernadette dans l’épisode 3, et Mayim Bialik retrouve Amy dans l’épisode 4. Un casting de guests qui défile presque à chaque épisode, façon carnet d’adresses XXL bien exploité.
Chuck Lorre, Bill Prady et Zak Penn retrouvent leur formule magique
Aux commandes du projet, on retrouve Chuck Lorre et Bill Prady, les co-créateurs de la série originale, épaulés par Zak Penn. Une garantie de cohérence avec l’ADN de The Big Bang Theory, plutôt que le spin-off opportuniste qu’on aurait pu craindre. Channing Dungey, la présidente et CEO de Warner Bros. Television Group et WBD U.S. Networks, ne s’est d’ailleurs pas privée de saluer le trio dans un communiqué, évoquant « quelque chose de vraiment spécial » et « une prise complètement originale sur l’une des franchises les plus aimées de tous les temps ». On appréciera la mesure du enthousiasme officiel, so entreprise, mais l’accueil du public semble effectivement au rendez-vous.
Devant la caméra, Kevin Sussman (Stuart Bloom), Lauren Lapkus (Denise), Brian Posehn (Bert Kibbler) et John Ross Bowie (Barry Kripke) reprennent tous leurs rôles secondaires de la série mère, désormais propulsés au premier plan. Un pari plutôt malin : miser sur des personnages déjà familiers au public plutôt que de repartir de zéro avec de nouvelles têtes, la recette classique du spin-off réussi, quand elle est bien exécutée.

