Après l’annonce de la série télé tirée de Dungeon Crawler Carl, Peacock met les bouchées doubles côté showrunning. Eric Heisserer rejoint officiellement le projet en tant que co-showrunner, aux côtés de Chris Yost déjà annoncé. Deux noms qui ne sont pas là pour faire de la figuration.
Un duo de choc à la barre
Adaptée de la saga LitRPG à succès de Matt Dinniman, la série Dungeon Crawler Carl sera donc pilotée par Yost et Heisserer, qui officieront comme producteurs exécutifs aux côtés de Seth MacFarlane, Erica Huggins et Rachel Hargreaves-Heald pour la bannière Fuzzy Door de MacFarlane. Dinniman lui-même garde un œil sur l’affaire en tant que producteur exécutif associé. L’adaptation est portée par Universal Global Television, excusez du peu.
Et niveau CV, Heisserer n’est pas exactement un perdreau de l’année : showrunner, producteur exécutif et créateur de Shadow and Bone, il est aussi le scénariste de Bird Box pour Netflix et de Arrival pour Denis Villeneuve. Autant dire qu’on ne parle pas d’un stagiaire qu’on aurait envoyé gérer un chat parlant tout seul.
Un pitch qui ne fait pas semblant d’être raisonnable
Parce qu’il faut quand même le dire : le pitch de Dungeon Crawler Carl est tellement absurde qu’on l’adore déjà. Le résumé officiel donne le ton : une invasion extraterrestre a rayé l’humanité de la carte, et les survivants sont forcés de se battre pour leur vie dans un jeu télévisé intergalactique aussi sadique qu’un jury de télé-réalité un lundi matin. Carl, vétéran des garde-côtes, se retrouve coincé pieds nus avec Princess Donut The Queen Anne Chonk, chat de concours prétentieux et couronné appartenant à son ex-copine, pour affronter monstres, aliens, une IA cinglée et d’autres survivants, le tout filmé pour le divertissement du public. Comme le résume si bien le synopsis : « Survival is optional. Entertainment is not. » On ne saurait mieux dire.
Le casting démarre doucement (mais avec la bonne personne)
Pour l’instant, un seul nom a rejoint le casting : Jeff Hays, le narrateur et producteur derrière les huit livres actuellement parus de la saga, qui prêtera sa voix à Princess Donut. Un choix qui a du sens tant Hays est indissociable de l’expérience Dungeon Crawler Carl pour toute une communauté de lecteurs, et surtout d’auditeurs.
Parce qu’il faut le rappeler : la saga de Dinniman, qui compte aujourd’hui huit tomes sur les dix prévus au total, s’est vendue à plus de 14 millions d’exemplaires tous formats confondus. Et sur Audible, la version narrée par Hays a cumulé plus de 140 millions d’heures d’écoute. Autant dire que Peacock ne s’attaque pas à une niche discrète, mais à un véritable phénomène de fans hyper investis, ceux-là mêmes qui seront les premiers à dégainer si l’adaptation trahit l’esprit du bouquin.
Ce qu’on en pense
Sur le papier, associer un pitch aussi barré à des noms aussi solides (Heisserer, Yost, MacFarlane) donne un mélange assez excitant. Reste à voir comment une histoire aussi frénétique et satirique sur le format papier va se traduire à l’écran sans perdre son ton totalement décomplexé. Affaire à suivre, pieds nus ou pas.

