On y est presque. La BBC et BritBox ont dégainé ce vendredi les toutes premières images d’Edward Bluemel dans la peau d’un Hercule Poirot version jeunesse, pour la série événement Hercule. Et non, ce n’est pas un poisson d’avril en retard : le détective belge le plus célèbre de la littérature policière va bel et bien avoir droit à son origin story, façon Marvel mais avec plus de tisane et moins de collants.
Un Poirot sans les bourrelets ni les certitudes
Soyons honnêtes : quand on pense à Poirot, on pense direct aux petites cellules grises, à la moustache impeccable et à ce ton condescendant satisfaisant. Sauf qu’ici, on remonte le temps jusqu’à l’entre-deux-guerres, avant que le personnage devienne l’icône sûre d’elle qu’on connaît. La série est décrite comme « une étude intime de Poirot, l’homme, et un portrait épique de la Grande-Bretagne de l’entre-deux-guerres ». Traduction : on va enfin comprendre pourquoi ce type est devenu à ce point obsédé par l’ordre et la symétrie. Un traumatisme, sûrement.
Edward Bluemel (vu dans My Lady Jane, Killing Eve, Sex Education et A Discovery of Witches) hérite du rôle, et il faut dire que le choix a de quoi surprendre : dégager Poirot de son costume iconique de sexagénaire chauve pour en faire un jeune premier britannique habitué aux rôles de charme, c’est un pari. Les six épisodes s’articuleront autour de trois des premières enquêtes d’Agatha Christie, tout en posant les bases des futures alliances (et inimitiés) du personnage, coucou ce fameux « nemesis » évoqué dans le synopsis, dont on ne sait encore rien, ce qui est évidemment fait exprès pour nous faire spéculer pendant des mois.
Un casting British qu’on jurerait un générique des Baftas
Autour de Bluemel, on retrouve une brochette de valeurs sûres de la télé britannique : Henry Ashton, James D’Arcy (oui, l’Oppenheimer de service), Calvin Demba, Phil Dunning, Jack Gleeson (toujours vivant après Game of Thrones, on vous rassure), Tamsin Greig, James Nesbitt, Guy Remmers, Rebecca Rittenhouse et Mawaan Rizwan. Bref, un casting qui sent bon le prestige TV tellement anglais qu’on s’attend presque à voir Hugh Laurie débarquer pour boire un thé dans un coin de plan.
Le tournage a démarré à Liverpool, ville qui se transforme décidément en plateau très demandé ces derniers temps.
Qui est aux manettes ?
Le scénario est signé Benji Walters (Code of Silence, The Leopard, Obsession), qui réalise aussi les deux premiers épisodes avec Jonny Campbell. Chanya Button (Code of Silence, Doctor Who) prendra le relais pour les épisodes du milieu, tandis qu’Alrick Riley (Bridgerton, How to Get Away With Murder) bouclera la série. Côté production, Mammoth Screen (filiale d’ITV Studios) s’associe à Agatha Christie Ltd., avec Fifth Season chargé de la distribution mondiale.
Petit rappel qui pique : les romans mettant en scène Poirot ont vendu plus de 750 millions d’exemplaires. Autant dire que la barre est haute, et que la fanbase risque de dégainer les couteaux (façon Cluedo) au moindre faux pas de mise en scène.
Et niveau diffusion ?
Hercule sera diffusée sur BBC iPlayer et BBC One au Royaume-Uni, et sur BritBox en Amérique du Nord, mais pas avant 2027. Oui, 2027. On a le temps de retourner lire l’intégrale d’Agatha Christie trois fois avant que ça arrive.

