Après des années passées à protéger Los Angeles au sein de la brigade d’élite du LAPD, Shemar Moore troque la mothership pour une aventure en solo. Starz vient de dévoiler la bande-annonce de S.W.A.T. Exiles, spin-off attendu pour le 25 septembre, et le programme s’annonce nettement plus sombre que la série mère. Exit les missions bien huilées, place à la rédemption, la trahison et une équipe de losers qu’on ne donnerait pas cher au départ.
Un Hondo brisé, obligé de tout reconstruire
Le postulat de départ frappe fort : après un raid catastrophique qui coûte la vie au jeune opérateur Nico Reyes, le Sergent Daniel « Hondo » Harrelson est contraint de quitter la seule vie qu’il ait jamais connue. Fini les certitudes, fini la routine. Mais son ancien commandant, Robert Hicks (Patrick St. Esprit), lui offre une dernière chance : monter de toutes pièces une nouvelle unité S.W.A.T., recrutée parmi les rebuts les plus talentueux de Los Angeles. Sur le papier, une équipe programmée pour échouer. Une prémisse qui sent bon le cliché du « groupe de bras cassés qui va tout déchirer », mais qui, avouons-le, fonctionne à peu près à chaque fois qu’on nous la ressert.
Une bande de « rejects » qui n’a rien demandé
Le casting des Exiles a de quoi intriguer : Sammy Bishop (Lucy Barrett), influenceuse spécialisée dans les armes à feu qui a quelque chose à prouver ; Ethan Cole (Freddy Miyares), génie tactique socialement maladroit ; Cassidy Reed (Zyra Gorecki), sur la défensive et déterminée à faire ses preuves ; Jude Callan (Ronen Rubinstein), électron libre au passé trouble ; et Malik Anderson (Adain Bradley), ambitieux et brillant, mais visiblement pas net non plus. Une équipe de seconde chance version SWAT, où chacun cache probablement plus de casseroles que son dossier RH ne le laisse paraître.
Cartels, taupes et complot interne : le programme est chargé
Entre missions contre des tueurs à gages de cartels, des trafiquants d’armes et une ville sous tension permanente, Hondo va vite se rendre compte que le vrai danger vient peut-être de l’intérieur. Une taupe transmet des informations à des intérêts extérieurs, et ce qui ressemble d’abord à de la paranoïa se transforme en certitude glaçante : quelqu’un, en haut lieu, veut la peau du S.W.A.T. tel qu’on le connaît, pour le remplacer par quelque chose de plus privé, plus contrôlable, et beaucoup moins responsable devant qui que ce soit. Un sous-texte assez savoureux sur la privatisation de la sécurité publique, pour une série diffusée sur une chaîne américaine, on notera l’ironie sans s’appesantir.
Entre protéger son équipe, remonter la piste de la vérité et devancer ceux qui cherchent à l’effacer, Hondo va devoir choisir ses batailles et surtout, choisir en qui il peut encore avoir confiance. La saison promet un affrontement final qui ne concernera pas seulement la carrière de nos héros, mais l’avenir même du S.W.A.T.
Une équipe créative qui connaît la maison
S.W.A.T. Exiles a été commandée par Sony Pictures Television, avec Jason Ning (Lucifer, Mrs. Davis) au poste de showrunner et producteur exécutif. Il est entouré de Neal H. Moritz (la franchise Fast & Furious, S.W.A.T.), Pavun Shetty (The Boys, S.W.A.T.), Shemar Moore lui-même, James Scura et Jon Cowan (Alert: MPU, Suits, Private Practice). Une équipe qui connaît visiblement bien l’univers, ce qui rassure un minimum sur la cohérence de ce spin-off.
Le verdict (avant diffusion)
Entre le retour d’un Hondo métamorphosé, une équipe de laissés-pour-compte à suivre et un scénario qui flirte avec la conspiration institutionnelle, S.W.A.T. Exiles a clairement les ingrédients pour se démarquer de la série originale. Reste à voir si le développement des personnages tiendra la distance sur toute une saison, ou si on retombera vite dans les travers classiques du procedural américain. Rendez-vous le 25 septembre sur Starz pour se faire une idée.

