L’univers pétrolier de Taylor Sheridan continue de s’étoffer : Michael Kelly (Lioness, The Penguin) rejoint le casting de Landman pour sa saison 3, avec un rôle taillé pour incarner exactement le genre de personnage qu’on adore détester dans ce type de série. Il campera William Crockett, à la tête de la plus grande compagnie de gestion pétrolière au monde, bref, un titan de l’industrie dont chaque geste respire l’efficacité froide et l’argent qui coule à flots. On sent déjà venir le personnage qui va faire passer Tommy Norris pour un enfant de chœur.
West Texas, terre de fortune et de brutalité
Pour ceux qui découvrent la série, Landman raconte le monde des boomtowns du Texas de l’Ouest, cette ruée moderne vers l’or noir qui redessine littéralement le climat, l’économie et la géopolitique mondiale au passage, rien que ça. Inspirée du podcast en 11 épisodes « Boomtown », la série adopte une structure « upstairs/downstairs » qui oppose les ouvriers du pétrole (les roughnecks) aux milliardaires du pétrole sauvage, une dynamique de classe qui a fait ses preuves dans l’écurie Sheridan et qui continue visiblement de fonctionner.
La saison 2 avait déjà posé les bases de l’explosion à venir
Avant de spéculer sur ce que Michael Kelly apporte à la saison 3, petit retour sur la saison 2 : alors que le pétrole jaillit de terre, les secrets refont eux aussi surface, et le point de rupture de Tommy Norris (Billy Bob Thornton) semble plus proche que jamais. Entre la pression grandissante de M-Tex Oil, la présence de Cami Miller (Demi Moore) et l’ombre pesante de sa propre famille, la survie dans le West Texas version Landman n’a jamais eu grand-chose de noble, c’est brutal, point final. Et forcément, quelque chose finit toujours par céder.
Saison 3 : encore beaucoup de zones d’ombre
Côté intrigue pour la saison 3, motus et bouche cousue pour l’instant, aucun détail n’a filtré sur ce que Michael Kelly va réellement apporter à la dynamique du récit, ni sur la direction que prendra l’histoire après les événements de la saison 2. On imagine sans trop de risque que son personnage de magnat pétrolier viendra jouer les rivaux ou les manipulateurs de l’ombre, mais pour l’instant, tout ça reste de la pure spéculation.
Un casting déjà solidement installé
Autour de Billy Bob Thornton, le casting principal reste inchangé avec Demi Moore, Andy Garcia, Ali Larter et Sam Elliott, complété par Jacob Lofland, Michelle Randolph, Paulina Chávez, Kayla Wallace, Mark Collie, James Jordan et Colm Feore. Une distribution qui n’a clairement pas besoin de Michael Kelly pour tenir la route, mais qui gagne indéniablement en profondeur avec l’arrivée d’un acteur habitué aux rôles de pouvoir ambigus, son passage remarqué dans The Penguin n’étant clairement pas un hasard dans ce choix de casting.
Une production toujours chapeautée par Taylor Sheridan
La série reste produite exécutivement par Taylor Sheridan himself, aux côtés de David C. Glasser, David Hutkin, Ron Burkle, Bob Yari, Christian Wallace, Billy Bob Thornton, Geyer Kosinski, Michael Friedman et Stephen Kay, avec Dan Friedkin et Jason Hoch pour Imperative Entertainment, ainsi que J.K. Nickell et Megan Creydt pour Texas Monthly. Une brochette de producteurs qui confirme, s’il en était besoin, que Paramount+ mise très fort sur cette franchise pétrolière.

