Mike Epps continue de creuser son sillon chez Netflix, et cette fois-ci c’est du côté de la fiction scénarisée que ça se passe. Le comédien, déjà star de The Upshaws et habitué des specials qui cartonnent sur la plateforme, va incarner et coproduire My Father’s Son, une nouvelle comédie inspirée de la vie du stand-uppeur de Detroit Chris « Comedian CP » Powell. Les détails de l’intrigue restent pour l’instant bien gardés, mais l’histoire du projet lui-même vaut presque autant le détour que le contenu de la série.
Un projet qui a déjà changé de forme deux fois
Ce qui rend cette annonce particulièrement savoureuse, c’est le parcours chaotique du développement : My Father’s Son en est déjà à sa troisième mouture. Initialement pensée comme une série en prise de vue réelle pour HBO Max, elle a ensuite migré chez Netflix pour être développée en version animée, avant de revenir finalement à la case départ avec un format live-action. Trois vies, trois changements de cap, on se demande combien de temps cette troisième version tiendra avant, éventuellement, une quatrième réincarnation. Mais bon, dans l’industrie, ce genre de zigzag créatif n’a jamais empêché un bon produit final, alors on garde l’esprit ouvert.
Une histoire de père et fils inspirée d’un vrai stand-uppeur
Le concept s’inspire donc de la vie de Chris « Comedian CP » Powell, humoriste montant originaire de Detroit. Powell est lui-même impliqué en tant que producteur exécutif du projet, aux côtés d’une équipe assez costaude : Maurice Williams (Entergalactic) occupe le poste de scénariste-showrunner, tandis qu’Epps produit avec son partenaire habituel Niles Kirchner, Bob Teitel de State Street, Doug Banker via Five All in the Fifth, et Trevor Engelson d’Underground. Une brochette de producteurs qui laisse entrevoir un projet pris au sérieux, malgré son parcours de développement mouvementé.
Epps, la machine à specials qui ne s’arrête jamais
Il faut dire que Mike Epps traverse une période particulièrement faste chez Netflix. Actuellement en tournée avec son show We Them Ones, il sort tout juste de la sortie de son dernier special, Delusional, diffusé mondialement le 27 janvier et devenu son lancement le plus fort à ce jour sur la plateforme avec près de quatre millions de vues en une semaine seulement. C’était son cinquième special pour Netflix, qui a d’ailleurs signé plus tôt cette année un accord pour deux specials supplémentaires. Depuis 2023, date à laquelle Netflix a commencé à publier ses rapports What We Watched, les specials d’Epps ont cumulé 20,4 millions de vues, un chiffre qui parle de lui-même sur la solidité de leur partenariat, qui remonte à plus d’une décennie.
Un vétéran qui n’a jamais vraiment arrêté de tourner
Comique en activité depuis le milieu des années 90, Epps a également produit et joué dans The Upshaws, comédie multi-caméra sur une famille modeste ancrée dans sa ville natale de l’Indiana, nommée dix fois aux NAACP Image Awards (avec une victoire personnelle pour Epps en 2024 dans la catégorie Meilleur acteur dans une série comique). On l’a aussi vu dans I’m a Virgo, Survivor’s Remorse, Winning Time, et au cinéma dans The Underdoggs, You People ou encore Dolemite Is My Name. Plus récemment, il apparaît dans la comédie Netflix 72 Hours aux côtés de Kevin Hart, ainsi que dans The Varnell Hill Show sur Paramount+. Bref, l’homme ne semble jamais vraiment en pause entre deux projets.
Comedian CP et Maurice Williams, des profils qui montent aussi
Chris « Comedian CP » Powell, lui, sort du special Sunday After Six, initialement diffusé sur Veeps avant d’atterrir sur BET. Il a coproduit et joué dans Diarra from Detroit et How to Die Alone, avec des apparitions dans Empire, Detroiters et Love Life. Il sera prochainement à l’affiche de la série Barbershop sur Prime Video. Quant à Maurice Williams, showrunner du projet, il vient tout juste de sortir Entergalactic, ce qui laisse présager une sensibilité créative assez proche de l’univers comique-dramatique attendu pour My Father’s Son.

