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R.J. Decker saison 2 : Beau Bridges débarque en père envahissant et menteur pathologique

Il y a des castings qui coulent de source, et celui-là en fait clairement partie : Beau Bridges rejoint R.J. Decker pour sa saison 2, dans le rôle de Reggie Decker, le père éloigné du détective privé campé par Scott Speedman. On comprend l’enthousiasme du showrunner Rob Doherty à l’idée d’avoir décroché un acteur de cette trempe pour incarner ce père toxique qui, jusqu’ici, n’avait été qu’une ombre planante sur le personnage principal.

Reggie Decker, ou l’art de vendre du vent avec le sourire

Le personnage de Reggie est décrit comme « bavard, charmant et perpétuellement optimiste », la formule polie pour dire qu’on a affaire à un beau parleur invétéré. Reggie se présente comme entrepreneur, avec, selon les mots choisis par la série elle-même, « un penchant pour les promesses vides et le comportement peu fiable ». Autrement dit : le genre de père qui a toujours « le gros coup qui va tout changer » au coin de la rue, sans jamais rien livrer. Son absence quasi permanente dans la vie de R.J. jusqu’à présent prend tout son sens avec cette description, on comprend enfin pourquoi le personnage principal ne parlait jamais de lui.

Un rôle taillé pour Beau Bridges, et une admiration réciproque assumée

« Nous avons eu l’immense chance de faire venir Beau Bridges [pour la saison 2], » confie le showrunner Rob Doherty à TVLine. « C’est quelqu’un que je regarde à la télé et au cinéma depuis toute ma vie. C’est quelqu’un que j’admire, et que Scott [Speedman] admire aussi. Nous étions vraiment ravis de le voir jouer le père de R.J. Il sera avec nous pendant quelques épisodes. » Une déclaration qui sent le respect sincère plus que le simple communiqué promotionnel, et vu le CV de Bridges, difficile de lui donner tort.

Un CV qui n’a plus rien à prouver

Triple lauréat de l’Emmy Award, Beau Bridges a une carrière télévisuelle qui parle d’elle-même : Hank Landy dans Stargate SG-1, Carl Hickey dans My Name Is Earl, ou plus récemment Howard Markston dans le récent Matlock de CBS. Côté cinéma, sa filmographie remonte à Norma Rae en 1979, en passant par The Fabulous Baker Boys en 1989 jusqu’à The Descendants en 2011, sans compter des dizaines d’autres films. Bref, c’est le genre d’acteur qui n’a plus besoin de convaincre qui que ce soit, et sa présence, même pour quelques épisodes seulement, promet une densité dramatique bienvenue.

R.J. Decker, enfin exploré en profondeur

L’arrivée de Reggie dans l’intrigue n’est évidemment pas un simple ajout de casting décoratif : elle sert un objectif narratif précis pour la saison. « L’une des choses qu’on voulait faire dans la deuxième saison, c’était d’examiner de plus près qui est vraiment R.J., au-delà du fait qu’il a passé 18 mois en prison pour quelque chose qu’il n’a fait qu’à moitié, » explique Doherty. « On va en apprendre un peu plus sur l’enfance de R.J., et on va explorer le chemin qui l’a mené jusqu’ici. » Une promesse qui a du sens : jusqu’ici, R.J. Decker était surtout défini par son parcours professionnel chaotique, du journalisme à la prison, puis à sa nouvelle carrière de détective privé semi-discrédité, sans qu’on comprenne vraiment les racines de cette trajectoire.

Le père comme clé de lecture du personnage

Selon Doherty, la réponse se trouve précisément dans l’enfance de R.J. : « une bonne partie de tout ça peut être retracée jusqu’à ce que c’était de grandir avec le genre de père qu’il a eu. » Autrement dit, Reggie Decker ne sera pas juste un personnage secondaire de passage, il devient littéralement la clé psychologique pour comprendre pourquoi R.J. a pris les décisions (souvent discutables) qui ont façonné sa vie d’adulte. Un choix d’écriture qui a du sens dramaturgiquement, même si on aurait aimé voir Reggie débarquer plus tôt dans la série plutôt que d’attendre la saison 2 pour enfin creuser cette dimension.

Date de diffusion

La saison 2 de R.J. Decker débute le mardi 15 septembre sur ABC, juste après la première de Dancing With the Stars. Programmation qui promet un contraste assez radical entre paillettes et polar familial dysfonctionnel, mais bon, c’est aussi ça, le charme d’une grille de rentrée.

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