L’univers d’Avatar n’en finit plus de s’étendre, et honnêtement, on ne va pas s’en plaindre. Après Korra et le passage un peu chaotique par le film Avatar Aang: The Last Airbender (dont on reparlera plus bas, parce que l’histoire de sa sortie est un vrai roman), voici Avatar: Seven Havens, la nouvelle série qui promet de secouer sérieusement la mythologie. Et devinez quoi : Paramount+ a décidé de vous faire mariner sur plusieurs semaines plutôt que de tout balancer d’un coup. Ambiance.
Un calendrier de diffusion façon compte-gouttes
Confirmation officielle : la première saison arrivera le 9 octobre sur Paramount+, mais pas en intégralité. Vous aurez droit à trois épisodes ce jour-là, puis trois de plus chaque vendredi jusqu’au 30 octobre. Une stratégie de diffusion hybride qui n’est ni le binge total à la Netflix, ni le goutte-à-goutte hebdomadaire classique. Un entre-deux qui a le mérite de faire durer le plaisir sans vous frustrer complètement. Et comme si ça ne suffisait pas, Paramount a déjà donné son feu vert pour un Book 2 de 13 épisodes, dont la date sera annoncée plus tard. Autant dire qu’on est partis pour un marathon.
Une nouvelle Avatar, un nouveau chaos
Le pitch a de quoi donner des frissons aux fans de la première heure. Dans un monde ravagé par un cataclysme, Pavi, jeune Terrienne, découvre qu’elle est la nouvelle Avatar après Korra. Sauf que dans cette époque impitoyable, porter ce titre ne fait pas d’elle une sauveuse, mais la destructrice annoncée de l’humanité. Un twist qui renverse complètement la promesse habituelle de la franchise, et on adore ce genre de retournement quand c’est bien amené. Traquée par des ennemis humains et spirituels, Pavi devra faire équipe avec sa sœur jumelle perdue de vue, Nisha, pour percer le mystère de leurs origines et sauver les Sept Havres avant l’effondrement des derniers bastions de civilisation. Rien que ça.
Un casting vocal solide
Au doublage original, on retrouve Saheli Khan dans le rôle de Pavi et Aishu Devan dans celui de Nisha, entourées d’Akshay Khanna, Major Curda, Sakina Jaffrey, Darren Barnet, Dianne Doan, et Dee Bradley Baker (qui double deux personnages, Geet et Ruhi, l’homme est visiblement increvable dans ce registre). Aux commandes créatives, on retrouve les cerveaux historiques de la franchise, Michael Dante DiMartino et Bryan Konietzko, épaulés par Ethan Spaulding et Sehaj Sethi. Une garantie de cohérence qui rassure, surtout pour une franchise aussi précieuse aux yeux des fans.
Le feuilleton (involontaire) de la date de sortie
Petite anecdote croustillante : le 9 octobre devait initialement être la date de sortie du film Avatar Aang: The Last Airbender. Sauf que le long-métrage a fuité en ligne plus tôt dans l’année, obligeant Paramount à précipiter sa sortie au 25 juillet, directement après une projection spéciale au Comic-Con de San Diego. Une fuite qui a chamboulé tout le calendrier, mais qui a finalement laissé le champ libre à Seven Havens pour occuper la date initialement prévue. Comme quoi, même dans l’industrie du streaming, le chaos finit parfois par arranger tout le monde.
Une héroïne pensée pour représenter l’Asie du Sud
Dans une interview accordée à Variety autour de la sortie du film, Bryan Konietzko est revenu sur les racines culturelles profondes de la franchise. Il rappelle que le concept même et le mot « avatar » puisent directement dans la culture indienne et le sanskrit. Selon lui, les deux premières séries n’avaient pas suffisamment exploité cette inspiration, d’où la décision, cette fois, délibérée de construire Pavi comme un personnage codé Asie du Sud. Une démarche qui fait plaisir à voir, surtout venant d’une franchise qui a souvent été critiquée pour piocher dans les cultures réelles sans toujours leur rendre justice.

