Paging Dr. Kay Scarpetta.
Nicole Kidman en blouse de médecin légiste, à la poursuite d’un tueur en série et de ses propres fantômes ? Prime Video a décidé de sortir l’artillerie lourde pour adapter les romans cultes de Patricia Cornwell.
La série Scarpetta débarquera le 11 mars sur Prime Video, et autant dire que le projet ne fait pas les choses à moitié.
Une adaptation d’un monument du polar
Kay Scarpetta n’est pas un personnage anodin : plus de 120 millions d’exemplaires vendus depuis ses débuts en 1990. Oui, 120 millions. On parle d’un poids lourd du thriller médico-légal.
La série adopte une narration sur deux temporalités :
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Dans les années 90, on suit une jeune Kay Scarpetta (Rosy McEwen) à ses débuts comme médecin légiste en chef.
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Dans le présent, Nicole Kidman incarne une Scarpetta plus expérimentée, qui revient dans sa ville natale pour reprendre son ancien poste et enquêter sur un meurtre particulièrement sordide.
Double timeline, secrets du passé, retour aux sources… On est sur une structure très calibrée prestige TV. Mais bien utilisée, ça peut faire très mal.
Nicole Kidman, encore un rôle intense (évidemment)
Kidman adore les personnages complexes, fragiles, obsédés par la vérité, et Kay Scarpetta coche toutes les cases.
Selon le synopsis, elle est déterminée à devenir “la voix des victimes”, à démasquer un tueur en série et à prouver qu’une affaire vieille de 28 ans n’est pas celle qui finira par la détruire.
Donc oui, on parle d’un thriller qui ne se contente pas de montrer des autopsies stylisées : la série promet d’explorer le poids psychologique du métier, les rancœurs professionnelles et les relations familiales explosives.
Parce qu’évidemment, rien n’est jamais simple.
Une affaire de famille (et de tensions)
La dynamique entre Kay et sa sœur Dorothy semble être au cœur du récit.
Dorothy est incarnée par Amanda Righetti (version jeune) et Jamie Lee Curtis dans le présent. Et si Dorothy préférerait que Kay ne remette pas les pieds dans cette histoire, on imagine bien que ce ne sera pas aussi simple.
Ajoutez à cela Bobby Cannavale, Simon Baker, Ariana DeBose… et un casting qui respire le sérieux.
Derrière la caméra : du solide
La série est adaptée par Liz Sarnoff (Barry, Lost), ce qui n’est pas exactement un CV anodin.
À la réalisation, David Gordon Green dirige plusieurs épisodes et participe à la production exécutive.
Côté production, on retrouve Amazon MGM Studios et Blumhouse Television. Oui, Blumhouse. Ceux qui savent transformer la tension en art de vivre. Ça laisse espérer une atmosphère sombre, tendue, peut-être même un peu dérangeante.
Polar médico-légal : revival ou saturation ?
Soyons honnêtes : les séries médico-légales, on en a vu passer. Beaucoup. Entre CSI, Bones, The Fall et toutes leurs cousines plus ou moins inspirées, le genre a parfois tourné en rond.
Mais Scarpetta a pour elle une héroïne iconique, un matériau littéraire riche et un casting cinq étoiles.
Si la série assume son côté introspectif et ne se contente pas d’aligner les scènes d’autopsie glamourisées, elle pourrait bien devenir l’un des thrillers phares du printemps.
Et puis Nicole Kidman dans un rôle de femme brillante, un peu cassée, obstinée ?
On sait déjà qu’elle va livrer quelque chose d’intense.

