À l’heure où chaque plateforme cherche son “grand récit d’aventure”, voilà que Treasure Island remet les voiles. Paramount+ (UK & Irlande) et MGM+ (US) ont commandé une nouvelle adaptation en six épisodes du roman mythique de Robert Louis Stevenson.
Oui, encore des pirates. Mais cette fois avec un casting cinq étoiles et la promesse d’une relecture “audacieuse et atmosphérique”. On note l’enthousiasme.
Long John Silver change de visage
C’est David Oyelowo (Selma, Silo) qui incarnera le légendaire Long John Silver, jambe de bois, perroquet et ambiguïté morale inclus.
À ses côtés :
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Hayley Atwell en Bess Hawkins,
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Jack Huston en agent britannique aussi charmant que fourbe,
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Tomer Capone en Billy Bones,
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Tom Sweet dans le rôle clé de Jim Hawkins.
Un ensemble solide qui laisse espérer autre chose qu’une simple adaptation scolaire avec tempête en CGI.
Une version plus sombre et plus politique
La série suit l’initiation de Jim Hawkins, adolescent propulsé dans un monde de trahisons, de cartes au trésor et d’alliances instables. Le récit se déroulera entre l’Atlantique, les Caraïbes en pleine tension révolutionnaire et l’inquiétante Skeleton Island.
Traduction : ce ne sera pas seulement une chasse au trésor, mais aussi un drame sur l’identité, la loyauté et le pouvoir.
On nous promet une adaptation fidèle mais contemporaine. Ce qui, dans le langage des plateformes, signifie généralement : plus sombre, plus adulte, plus “prestige”.
Une équipe expérimentée aux commandes
La série est créée pour la télévision par Robert Murphy (Vera, Shetland) et mise en scène par Jeremy Lovering (Slow Horses), William McGregor et Paul Walker.
Produite par Playground en association avec Fifth Season, la série ambitionne clairement le label “grande fresque internationale”.
Encore un classique revisité… mais avec panache ?
Treasure Island est l’un de ces récits tellement ancrés dans l’imaginaire collectif qu’on pense le connaître par cœur. Le vrai défi sera donc d’apporter une nouvelle lecture sans trahir l’esprit d’origine.
Avec Oyelowo en Long John Silver, Atwell en figure maternelle stratégique et une dimension politique plus marquée, le projet semble vouloir éviter le simple spectacle nostalgique.
Reste à voir si cette nouvelle version trouvera l’équilibre entre aventure épique et drame psychologique, ou si elle finira noyée dans la vague actuelle des reboots ambitieux.
Mais après tout, dans une industrie obsédée par les franchises, quoi de plus logique que de repartir à la chasse au trésor ?

