“J’ai l’impression d’avoir perdu ma capacité à captiver.”
Quand une série commence par une phrase comme ça, on sait qu’on ne va pas être sur une petite comédie romantique du dimanche après-midi.
Netflix dévoile la bande-annonce de Vladimir, adaptation du roman de Julia May Jonas, portée par Rachel Weisz face à Leo Woodall. Et disons-le clairement : ça s’annonce intense, inconfortable… et délicieusement ambigu.
Rendez-vous le 5 mars sur Netflix.
Une professeure brillante… et en pleine dérive
Rachel Weisz incarne une professeure d’université passionnée, mais imprudente, dont la vie commence à sérieusement se fissurer. Mari, étudiants, fille, elle a l’impression que tout ce qui faisait son identité lui échappe.
Et puis arrive Vladimir (Leo Woodall), nouveau collègue magnétique, mystérieux, et visiblement très conscient de l’effet qu’il produit.
À partir de là, la frontière entre fantasme et réalité devient de plus en plus floue. L’obsession prend le dessus. Et la série nous pose une question simple : jusqu’où peut-on aller pour se sentir encore vivante ?
Rachel Weisz en mode obsession assumée
Rachel Weisz excelle dans les rôles de femmes complexes, intelligentes, parfois dérangeantes. Ici, elle semble s’approprier pleinement le chaos émotionnel de son personnage.
Dans la bande-annonce, son regard oscille entre fascination, désir et inquiétude. À un moment, elle touche Vladimir pour vérifier qu’il est “bien réel”. Lui lui demande : “Par opposition à quoi ?”
Réponse : “À mes rêves.”
Oui, on est clairement sur un thriller psychologique où la subjectivité joue un rôle central.
Leo Woodall, charme toxique en approche
Après The White Lotus et One Day, Leo Woodall continue de cultiver cette image de jeune homme séduisant… mais jamais totalement rassurant.
Quand il glisse qu’il “a un faible pour les filles un peu folles”, on comprend que la dynamique ne va pas être exactement saine. Et c’est précisément ce qui rend la série intrigante.
La relation devient de plus en plus intense, jusqu’à une liaison torride. Mais reste une question essentielle : ce que l’on voit est-il réel ou le fruit d’une projection ?
Une équipe solide derrière le malaise
La mini-série de huit épisodes est écrite, créée et produite par Julia May Jonas elle-même, ce qui est plutôt rassurant pour les fans du roman.
Rachel Weisz est également productrice exécutive, aux côtés notamment de Sharon Horgan. À la réalisation, on retrouve Shari Springer Berman et Robert Pulcini (entre autres).
Le casting secondaire inclut John Slattery, Jessica Henwick et Ellen Robertson.
Bref, Netflix n’a pas fait les choses à moitié.
Thriller érotique, satire académique ou étude de l’ego ?
Vladimir semble jouer sur plusieurs tableaux :
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Le thriller psychologique
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La satire du monde universitaire
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L’exploration du désir féminin et du vieillissement
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Et une bonne dose de malaise
Si la série assume pleinement son ambiguïté et ne se contente pas de provoquer pour provoquer, elle pourrait bien devenir l’un des projets les plus audacieux du début d’année.
Et honnêtement, voir Rachel Weisz embrasser un rôle aussi borderline ? On est déjà curieux.

