Chez Netflix, l’animation pour adultes est devenue une véritable addiction. À ce stade, la plateforme aligne les commandes de séries comme d’autres enchaînent les cafés un lundi matin.
La dernière en date s’appelle Dad’s House, une nouvelle comédie animée venue d’Australie, officiellement commandée en série.
Et, soyons honnêtes, sur le papier, celle-ci sort un peu du lot.
Le projet est porté par Michael Cusack, à qui l’on doit Smiling Friends et YOLO, accompagné de Dario Russo et David Ashby, connus pour les très déjantés Danger 5 et Italian Spiderman. Autant dire qu’on ne part pas exactement sur une sitcom familiale bien sage.
Une comédie familiale… enfin, plus ou moins
Dad’s House nous emmène dans la banlieue pavillonnaire d’une petite ville australienne.
Au centre du récit, Sean, 13 ans, enfant de parents divorcés, qui passe un week-end sur deux chez son père Ian.
Sur le papier, rien de révolutionnaire.
Mais toute la promesse de la série repose justement sur ce quotidien ultra banal transformé en chaos permanent.
Ian est décrit comme un père détendu, bien intentionné, mais surtout doté d’un talent assez exceptionnel pour compliquer les choses les plus simples.
En clair : le genre de père qui veut “créer des souvenirs” et finit probablement par provoquer une catastrophe domestique avant le samedi midi.
Le concept est simple, presque universel, et c’est précisément ce qui peut fonctionner.
L’ADN du chaos signé Michael Cusack
Si le nom de Michael Cusack te dit quelque chose, c’est normal.
Avec Smiling Friends, il a démontré qu’il savait transformer l’absurde en véritable moteur comique, avec un ton à la fois étrange, sec et délicieusement inconfortable.
Son humour a souvent cette capacité à partir d’une situation banale pour basculer dans le non-sens total.
Et franchement, l’idée d’appliquer cette mécanique au traditionnel “week-end chez papa après le divorce” a quelque chose de très prometteur.
On imagine déjà une série capable de jongler entre tendresse, malaise et situations complètement lunaires.
Autrement dit : la parentalité, mais avec plus de dégâts collatéraux.
Netflix et l’animation adulte : une stratégie qui continue
La série rejoint un catalogue déjà bien fourni, entre Big Mouth, BoJack Horseman, Long Story Short et plusieurs nouveautés en préparation.
Autant dire que Netflix ne compte absolument pas ralentir sur ce créneau.
Il faut dire que l’animation adulte reste l’un des rares espaces où la plateforme a su construire de vraies marques fortes.
Mais à force d’annoncer toujours plus de projets, le risque existe aussi : celui de noyer les bonnes idées dans une masse de contenus.
La bonne nouvelle, c’est que Dad’s House semble avoir une identité plus marquée que la moyenne.
L’ancrage australien, l’humour absurde de ses créateurs et le sujet familial pourraient lui permettre d’éviter le syndrome de la “série Netflix qu’on oublie trois jours après sa sortie”.
Notre avis : un projet à surveiller de très près
Pour une fois, on ne va pas faire semblant d’être blasés : Dad’s House a tout pour devenir une excellente surprise.
Le pitch paraît simple, mais il repose sur une situation très riche comiquement.
Et surtout, avec Michael Cusack aux commandes, on peut espérer une série moins formatée que beaucoup d’autres productions du genre.
Bref, Netflix commande encore une série animée pour adultes, oui.
Mais cette fois, ce n’est peut-être pas juste un titre de plus dans une liste interminable : ça pourrait bien être l’une des plus fun à venir.

