Les remakes sont souvent accueillis avec une certaine méfiance. Après tout, Hollywood a parfois tendance à considérer qu’un classique n’est jamais vraiment terminé tant qu’il n’a pas été réadapté trois ou quatre fois.
Mais il faut reconnaître que la future série The Magnificent Seven développée pour MGM+ commence à devenir particulièrement intrigante.
La production vient en effet d’annoncer l’arrivée de Danny Pino au sein d’un casting déjà composé de Matt Dillon, Michael Ealy et Will Patton.
Et son personnage pourrait bien devenir l’un des plus intéressants du groupe.
Un nouveau membre qui n’existait dans aucun film
Danny Pino incarnera Santiago « Santi » Vega, un personnage entièrement inédit dans l’univers de The Magnificent Seven.
Ni le film original de 1960 ni le remake réalisé par Antoine Fuqua en 2016 ne comportaient ce mercenaire aussi charmeur que dangereux.
Santi est présenté comme un escroc talentueux capable de se sortir de presque toutes les situations grâce à son bagout. Né à San Antonio d’une mère domestique et d’un père aristocrate qui n’a jamais reconnu son existence, il a appris très tôt à compter uniquement sur lui-même.
Arnaques, jeux de cartes, combines diverses et variées : le personnage semble avoir fait carrière dans l’art de survivre.
Mais lorsque Chris Adams et Vin Tanner le rencontrent, ce ne sont pas ses talents de manipulateur qui attirent leur attention. Ce sont ses capacités au couteau et au revolver.
Une qualité généralement appréciée lorsqu’on s’apprête à participer à une guerre.
Un western qui veut aller au-delà de l’action
La série se déroule dans l’Ouest américain des années 1880.
L’histoire suivra sept mercenaires recrutés pour protéger une communauté quaker après le massacre de plusieurs habitants par les hommes de main d’un puissant propriétaire terrien désireux de s’emparer de leurs terres.
Le concept reste fidèle à l’esprit de la franchise tout en ajoutant une dimension morale particulièrement intéressante.
Les Quakers sont traditionnellement pacifistes. Les sept héros devront donc répondre à une question complexe : peut-on utiliser la violence pour défendre des personnes dont les convictions reposent justement sur le refus de la violence ?
C’est un sujet plus profond que le traditionnel « sept cow-boys tirent sur des méchants pendant huit épisodes », même si l’on imagine que les fusillades seront malgré tout au rendez-vous.
Tim Kring aux commandes
Derrière la série, on retrouve Tim Kring, le créateur de Heroes.
Le scénariste assurera l’écriture et la production exécutive du projet aux côtés de Donald De Line, Lawrence Mirisch, Bruce Kaufman et Matt Dillon.
Si le nom de Tim Kring évoque autant l’excellence que quelques traumatismes liés aux saisons tardives de Heroes, son implication montre néanmoins que MGM+ semble vouloir proposer une adaptation ambitieuse plutôt qu’un simple western de catalogue.
Danny Pino, un habitué des rôles marquants
L’acteur n’est pas un inconnu des amateurs de télévision.
Ces dernières années, il a notamment tenu le rôle principal de Hotel Cocaine et incarné Miguel Galindo dans Mayans M.C..
Mais beaucoup de spectateurs le connaissent surtout grâce à ses passages dans New York, unité spéciale et Cold Case, deux séries qui ont largement contribué à sa popularité.
Son arrivée apporte une véritable expérience à un casting qui ne manque déjà pas de personnalité.
Notre avis
Sur le papier, cette nouvelle version de The Magnificent Seven commence à cocher beaucoup de bonnes cases.
Le western télévisé connaît un regain de forme ces dernières années, et l’idée d’explorer davantage les motivations et les traumatismes de chacun des sept héros semble particulièrement pertinente.
L’ajout d’un personnage inédit comme Santi Vega est également une bonne nouvelle. Copier plan par plan les films existants n’aurait eu aucun intérêt.
Reste maintenant à voir si MGM+ parviendra à équilibrer l’action, les réflexions morales et le développement des personnages.
Mais pour une fois, ce remake ressemble davantage à une véritable réinterprétation qu’à une simple opération nostalgie. Et c’est déjà un excellent début.

