Parmi les nombreux reproches adressés aux films Harry Potter, il en existe un qui revient régulièrement chez les lecteurs des romans : l’absence de Peeves. Ce poltergeist insupportable, spécialiste des blagues douteuses et du chaos dans les couloirs de Poudlard, n’a jamais eu droit à sa place à l’écran.
Visiblement, HBO a décidé de corriger cette erreur. La future série Harry Potter vient de recruter Peter Serafinowicz pour incarner le personnage, offrant enfin aux fans l’une des créatures les plus emblématiques des livres.
Peeves débarque enfin à Poudlard
Pour les spectateurs qui n’ont connu que les films, Peeves est probablement un parfait inconnu. Pourtant, dans les romans de J.K. Rowling, il fait partie du décor presque autant que les escaliers qui changent de direction sans prévenir.
Toujours prêt à semer la pagaille, à humilier les élèves ou à compliquer la vie des professeurs, le fantôme est devenu au fil des tomes l’un des personnages secondaires les plus appréciés de la saga.
Sa disparition des films avait longtemps frustré une partie du public. Les adaptations cinématographiques avaient fait de nombreux sacrifices pour tenir dans des formats de deux heures, et Peeves avait fait partie des premières victimes de ce grand ménage narratif.
Peter Serafinowicz, un choix qui a du sens
Pour donner vie au personnage, HBO a choisi Peter Serafinowicz.
L’acteur britannique est loin d’être un inconnu. Les amateurs de comédie l’ont notamment aperçu dans Parks and Recreation, tandis que les fans de super-héros se souviennent de son passage dans Guardians of the Galaxy.
Mais c’est surtout sa voix qui a marqué plusieurs générations de spectateurs. Il a notamment prêté ses cordes vocales à Dark Maul dans Star Wars : Episode I – La Menace Fantôme et participé à de nombreuses productions d’animation.
Un profil qui semble particulièrement adapté à un personnage dont le principal talent consiste à être aussi agaçant que charismatique.
Le fantôme de Rik Mayall plane toujours
L’histoire de Peeves à l’écran reste cependant liée à un autre acteur : Rik Mayall.
Le célèbre humoriste britannique avait effectivement tourné des scènes pour le premier film Harry Potter à l’école des sorciers. Mais celles-ci avaient finalement été supprimées au montage.
L’anecdote est devenue presque légendaire avec les années. Mayall avait même raconté avoir été payé malgré la suppression de son rôle. Ses propres enfants étaient persuadés de l’avoir vu dans le film… en pensant qu’il incarnait Hagrid.
Une confusion qui mérite probablement sa place dans les archives magiques du ministère.
HBO veut aller plus loin que les films
Depuis l’annonce du projet, HBO répète la même promesse : adapter les romans avec davantage de fidélité.
Chaque saison doit couvrir un livre, permettant d’explorer les intrigues secondaires, les personnages oubliés et tous les détails qui avaient été sacrifiés par les films.
L’arrivée de Peeves est donc un signal plutôt rassurant pour les lecteurs. Ce n’est évidemment qu’un personnage secondaire, mais son inclusion montre que la série semble réellement vouloir exploiter le format télévisé pour raconter l’histoire de manière plus complète.
Après tout, si l’objectif est simplement de refaire les films en plus long, l’intérêt reste limité. En revanche, si HBO commence à réintégrer toutes ces petites pièces du puzzle qui avaient disparu en route, le projet devient immédiatement plus intéressant.
Une série qui continue de prendre forme
La distribution principale est désormais largement connue. Dominic McLaughlin incarnera Harry Potter, tandis qu’Arabella Stanton et Alastair Stout joueront respectivement Hermione Granger et Ron Weasley.
À leurs côtés, John Lithgow interprétera Dumbledore, Janet McTeer prendra le rôle de McGonagall, Paapa Essiedu celui de Severus Rogue et Nick Frost celui de Hagrid.
Prévue pour décembre sur HBO et HBO Max, la série est écrite par Francesca Gardiner et réalisée en partie par Mark Mylod.
Et pour une fois, l’actualité autour du projet ne concerne ni une polémique, ni un débat sur l’utilité d’un remake. Juste un fantôme qui fait enfin son entrée à Poudlard après plus de vingt ans d’attente. Il était temps.

