HBO continue de peaufiner le casting de sa prochaine série limitée true crime, The Trial of Louise Woodward, et cette fois, c’est du lourd : Catriona Chandler (révélée dans Rivals sur Disney+) décroche le rôle-titre, pendant que Joanne Froggatt (oui, Anna la femme de chambre de Downton Abbey) vient jouer sa mère. Une affiche qui sent bon le prestige british, et qui promet un drame aussi glaçant qu’esthétiquement soigné.
Une affaire qui a électrisé deux continents
Pour celles et ceux qui n’étaient pas nés ou qui avaient d’autres préoccupations en 1997 : The Trial of Louise Woodward raconte l’histoire vraie et retentissante d’une jeune fille au pair britannique de 18 ans, accusée d’avoir secoué à mort le bébé dont elle avait la garde chez une famille d’accueil américaine. Le procès qui s’ensuit devient un phénomène médiatique des deux côtés de l’Atlantique, suivi en direct par un public britannique et américain divisé et passionné. Le genre d’histoire qui a tout pour faire une série limitée haletante : une innocence (ou une culpabilité ?) qu’on interroge jusqu’au bout, un tribunal transformé en arène, et des médias qui s’en donnent à cœur joie. Rien de nouveau sous le soleil, mais toujours aussi efficace.
Le projet est créé par Matthew Barry, qui cumule les casquettes de showrunner, scénariste et producteur exécutif. On lui souhaite bon courage : reconstituer un tel déferlement médiatique sans tomber dans la caricature ni dans le sensationnalisme facile, ce n’est pas une mince affaire.
Catriona Chandler, une valeur montante qui confirme
Après avoir crevé l’écran dans Rivals, la comédie dramatique en costumes tirée des romans « Rutshire Chronicles » de Jilly Cooper (revenue cette année pour une saison 2), Catriona Chandler enchaîne avec un rôle nettement plus sombre. On l’a aussi vue récemment dans Wild Cherry (BBC) et The Wives (Channel 5), sans oublier des passages chez FX avec Pistol et chez Netflix avec Enola Holmes 2. Bref, une actrice qui construit sa filmographie avec méthode, entre période costumée et projets plus contemporains. Porter à elle seule le poids narratif et moral d’un rôle aussi clivant que celui de Louise Woodward, ce n’est clairement pas rien, mais le pari semble cohérent avec sa trajectoire.
Joanne Froggatt, l’habituée des rôles qui marquent
Face à elle, Joanne Froggatt vient prêter ses traits à Susan, la mère de Louise. Golden Globe en poche et trois fois nommée aux Emmy, l’actrice reste indissociable de son rôle d’Anna Bates dans Downton Abbey, la série culte qui a couru sur six saisons avant de se prolonger en trilogie de films ayant rapporté plus de 389 millions de dollars dans le monde. Depuis, elle multiplie les projets solides : on l’a vue dans MobLand sur Paramount+, réalisée par Guy Ritchie, et elle tourne actuellement aux côtés de Matt Dillon dans la série The Magnificent Seven pour MGM+. Une carrière qui ne connaît clairement pas de temps mort, et un choix de casting qui rassure sur le sérieux du projet.
Un casting qui s’étoffe
Ces deux arrivées viennent compléter une distribution déjà annoncée avec Meghann Fahy et Sagar Radia, qui incarneront Deborah et Sunil Eappen, les parents de la victime, Matthew Eappen. Derrière la caméra, Susanne Bier réalise l’intégralité des épisodes, entourée de Frank Spotnitz pour Big Light Productions, Emily Feller, Tobi de Graaff, Antoine Douaihy et Anton TV à la production exécutive. Une équipe qui a de quoi rassurer sur la qualité de fabrication, même si, comme toujours avec le true crime, la vraie question reste de savoir si la série saura raconter cette histoire avec la nuance qu’elle mérite plutôt que de céder à la tentation du sensationnalisme facile.
À suivre de près.

