Encore une adaptation de best-seller qui atterrit sur une plateforme, me direz-vous. Sauf que celle-ci a de quoi retenir l’attention : Smilla’s Sense of Snow, nouvelle mouture du roman culte de Peter Høeg, vient de trouver refuge sur AMC+, qui la diffusera aux États-Unis et au Canada. Une date de lancement précise reste à définir, mais on nous promet un atterrissage cet automne.
Un polar glacial version 2040
Direction Copenhague, dans une version 2040 passablement flippante : un État de surveillance généralisée, secoué par une crise énergétique qui menace de tout faire basculer. Dans ce décor pas franchement réjouissant, Smilla mène une existence solitaire jusqu’à ce qu’un jeune garçon inuit vienne s’immiscer dans sa vie. Quand celui-ci meurt dans des circonstances mystérieuses, Smilla part en quête de réponses, un voyage qui la mènera jusqu’au Groenland, en plein cœur de jeux de pouvoir politiques bien plus dangereux qu’elle ne l’imaginait.
On retrouve ici l’ADN du roman original, réactualisé avec une bonne dose d’anticipation dystopique, histoire de coller un peu plus à l’air du temps qu’en 1992.
Un casting international et une réalisatrice qui a de la bouteille
Le rôle-titre revient à Filippa Coster-Waldau, entourée d’Elyas M’Barek et Henry Lloyd-Hughes. Aux commandes : Amma Asante, réalisatrice récompensée aux BAFTA et passée par The Handmaid’s Tale, un CV qui inspire confiance pour manier une dystopie sans tomber dans la caricature. Elle coécrit l’adaptation avec Clive Bradley (Trapped).
Petit rappel pour les nostalgiques : le roman avait déjà eu droit à son adaptation cinéma en 1997, avec Julia Ormond dans le rôle principal sous la direction de Bille August. Trente ans plus tard, revoilà Smilla, mais en format série et avec un décor résolument plus inquiétant.
Le reste du casting réunit Amanda Collin, Morten Suurballe, Silver Wolfe, Set Sjöstrand et Alexandre Willaume.
Une coproduction européenne au long cours
Rien de très étonnant à ce niveau de budget et d’ambition : Smilla’s Sense of Snow est une coproduction européenne massive, portée par l’allemand Constantin Film (oui, la boîte derrière les films Resident Evil), associé à Viaplay, ARD Degeto Film et Baltic Film Services. Le projet a aussi bénéficié de soutiens de l’Union européenne et de fonds de financement en Allemagne, en Finlande et en Lituanie, bref, un vrai patchwork continental. La distribution internationale est assurée par ITV Studios, à l’origine de l’accord avec AMC+.
Reste à voir si cette nouvelle Smilla saura retrouver le mystère glacial qui avait fait le succès du roman, ou si elle se contentera d’être une énième dystopie parmi tant d’autres.

