Après Hawaï, la Sicile et la Thaïlande, The White Lotus va officiellement poser ses valises en France pour sa saison 4. Et évidemment, Mike White n’a pas choisi n’importe quel décor : direction le Festival de Cannes.
Parce que si votre objectif est de réunir un maximum d’ego surdimensionnés, de faux sourires, de tensions sexuelles passives-agressives et de riches profondément malheureux, difficile de trouver un meilleur endroit sur Terre.
HBO vient également d’annoncer les derniers noms du casting : Ben Kingsley, Max Minghella et Pekka Strang rejoignent officiellement la série.
Et franchement, cette saison commence déjà à ressembler à une attaque personnelle contre toute l’industrie du cinéma.
The White Lotus s’attaque au Festival de Cannes
Cette nouvelle saison suivra une nouvelle galerie de clients et d’employés d’hôtels de luxe pendant une semaine au Festival de Cannes.
Selon les premières informations, l’intrigue tournera autour de deux équipes de films rivales : l’une installée dans un immense palace sur la Croisette, l’autre dans une retraite luxueuse sur les hauteurs.
Autrement dit : des acteurs épuisés, des réalisateurs narcissiques, des producteurs en crise existentielle et probablement au moins un influenceur qui prétend “vivre l’instant présent” tout en filmant absolument tout pour Instagram.
Et honnêtement ? Ça ressemble à un terrain de jeu parfait pour Mike White.
Mike White va satiriser… le service client français
Oui, HBO confirme également que cette saison prendra pour cible le service client français.
Alors là, il faut reconnaître une chose : choisir la France pour une saison de The White Lotus, c’est déjà du génie. Mais décider en plus de transformer l’accueil touristique français en sujet satirique… c’est presque du documentaire.
On imagine déjà les scènes :
— des clients américains outrés qu’un serveur refuse de sourire ;
— des réceptionnistes passivement agressifs ;
— quelqu’un qui demande un cappuccino après 11h et provoque une guerre diplomatique.
Mike White a trouvé son paradis.
Un casting toujours plus absurde de qualité
Ben Kingsley, Max Minghella et Pekka Strang rejoignent donc un casting déjà ridiculement prestigieux comprenant notamment Vincent Cassel, Laura Dern, Kumail Nanjiani, Steve Coogan, Chris Messina ou encore Carrie Coon.
Enfin non, pas Carrie Coon cette fois. Mais honnêtement, à ce rythme-là, The White Lotus finit par ressembler chaque année à une cérémonie des Emmy Awards qui aurait dégénéré dans un hôtel cinq étoiles.
Laura Dern arrive notamment en remplacement d’Helena Bonham Carter, qui aurait quitté le projet pour des “différences créatives”. Une expression hollywoodienne extrêmement élégante qui signifie généralement : “quelqu’un dans cette production a probablement eu une conversation très désagréable”.
The White Lotus reste l’une des meilleures satires télévisées du moment
Ce qui rend la série de Mike White aussi efficace, c’est sa capacité à rendre tout le monde à la fois ridicule, pathétique et profondément humain.
Les riches y sont horribles. Les employés parfois aussi. Tout le monde ment, projette ses frustrations et cherche désespérément un sens à sa vie dans des endroits où une nuit coûte plus cher qu’un loyer parisien.
Et pourtant, la série fonctionne toujours parce qu’elle ne tombe jamais totalement dans le cynisme pur.
Enfin… sauf peut-être quand elle parle des ultra-riches. Là, Mike White semble clairement s’amuser.
Cannes est probablement le décor idéal pour la série
Très honnêtement, il était difficile d’imaginer meilleur choix que Cannes pour cette saison 4.
Le Festival mélange déjà naturellement :
- des millionnaires stressés ;
- des stars alcoolisées ;
- des journalistes épuisés ;
- des producteurs en panique ;
- des influenceurs qui prennent des photos de croissants pendant 45 minutes ;
- et des gens qui prétendent adorer des films expérimentaux de 4h12 uniquement pour paraître intelligents.
Donc globalement, The White Lotus n’aura même pas besoin de forcer le trait.
La réalité fera déjà une bonne partie du travail.

