Après The Pitt, HBO Max récidive avec le format 15 épisodes par saison, visiblement le nouveau standard maison, pour une nouvelle série au casting quatre étoiles. How to Survive Without Me réunit Ray Romano, Kaley Cuoco, Joshua Jackson et Rita Wilson autour du deuil d’une matriarche, avec Greg Berlanti aux commandes d’un projet qu’il présente comme le plus personnel de sa carrière récente. Décryptage.
Un format qui devient la marque de fabrique de HBO Max
Commençons par le détail qui a son importance : How to Survive Without Me produira 15 épisodes pour sa première saison, calquée sur le modèle déjà adopté par The Pitt, série médicale multi-primée aux derniers Emmys. Un format presque « à l’ancienne », façon network américain des années 2000, que HBO Max semble vouloir ériger en signature. Les deux séries partagent d’ailleurs le même studio de production, Warner Bros. Television, où Greg Berlanti et sa société bénéficient d’un contrat global. Autrement dit : la maison mise gros sur une recette qui fonctionne, et elle ne s’en cache absolument pas.
Un casting qui sent bon le prestige (et les retrouvailles)
Difficile de bouder son plaisir devant l’affiche réunie ici : Ray Romano, Kaley Cuoco, Joshua Jackson et Rita Wilson en têtes d’affiche, entourés d’un casting généreux qui inclut Julia Schlaepfer, Jack Ball, Tommy Dewey, Ella Rubin et bien d’autres, sans oublier une belle brochette de guest stars parmi lesquelles Genevieve Angelson ou Will Yun Lee. Petit clin d’œil sympathique au passage : Kaley Cuoco vient tout juste d’assister aux Emmys, où son compagnon Tom Pelphrey a remporté le prix du meilleur second rôle dramatique pour Task, et l’a dédié à sa « fiancée très enceinte ». L’ambiance famille recomposée semble décidément flotter partout cette saison.
De quoi ça parle, concrètement ?
Le pitch : la famille DeAngelis, sous le choc après la mort de sa matriarche Beverly (Rita Wilson), commence doucement à se déliter, incapable de gérer ses existences compliquées sans la boussole maternelle. Mais, et c’est là que ça devient intéressant, Beverly, fidèle à elle-même, a trouvé le moyen de continuer à « diriger le spectacle » depuis l’au-delà. Pour découvrir sa dernière œuvre, encore faut-il que la famille prenne le temps de rester connectée et présente les uns pour les autres. Un pitch à la fois mélancolique et malicieux, qui promet un savant dosage entre émotion pure et humour de famille dysfonctionnelle, la spécialité maison de Berlanti, en somme.
Un projet personnel pour Greg Berlanti
Et c’est là que l’annonce prend une tournure plus touchante. Greg Berlanti a tenu à souligner à quel point ce projet résonne personnellement : sa toute première série créée, Everwood, était déjà un drame familial, vendue quasiment 25 ans jour pour jour avant celle-ci. Il évoque une expérience « incroyablement émotionnelle », et confie avoir co-créé la série avec son mari, Robbie Rogers, en puisant directement dans leurs propres expériences familiales d’amour et de deuil. De quoi donner un supplément de sincérité à ce qui pourrait, sur le papier, ressembler à un drame prestige calibré au cordeau.
Côté production, Berlanti et Bash Doran (co-créatrice, avec une histoire co-signée également par Robbie Rogers) sont rejoints par Sarah Schechter, Leigh London Redman, Ryan O’Connell et le réalisateur Daniel Minahan à la barre exécutive.
Berlanti, la machine à séries qui ne s’arrête jamais
Ce nouveau projet vient s’ajouter à une liste déjà bien fournie : How to Survive Without Me est la quatrième commande obtenue par Berlanti Productions en dix-huit mois, chacune chez une plateforme différente. On retrouve ainsi la société derrière Stillwater sur Prime Video, Scooby-Doo: Origins sur Netflix, et Afterlife With Archie sur Disney+. Une cadence de production qui force presque le respect, ou l’inquiétude, c’est selon le regard qu’on porte sur l’industrie en ce moment.
Reste à voir si l’alchimie entre casting de rêve, format généreux et sincérité affichée suffira à transformer ce drame familial en nouveau succès critique et populaire pour HBO Max. Le pedigree, en tout cas, est difficile à ignorer.

