Après un pitch aussi glaçant qu’important, des patientes en PMA opérées sans anesthésie parce qu’une infirmière détournait leur fentanyl, Netflix vient de sécuriser une tête d’affiche de poids pour The Retrievals : Jessica Chastain. L’actrice oscarisée rejoint un casting déjà solide pour cette adaptation d’un podcast qui avait secoué pas mal de monde à sa sortie. Le sujet est lourd, mais l’équipe rassemblée autour a de quoi rassurer.
Un rôle taillé sur mesure pour Jessica Chastain
L’actrice incarnera Kaitlyn Langford, ancienne historienne de l’art « coincée depuis une décennie dans un cycle sans fin de traitements de fertilité échoués », selon la description de Netflix. Quand Kaitlyn découvre qu’elle est elle-même victime d’un détournement criminel de médicaments au Yale Fertility Center, elle se retrouve face à une remise en question personnelle dévastatrice, et devient l’une des plaignantes clés de ce procès historique contre Yale. Un rôle qui promet clairement d’être un terrain de jeu émotionnel conséquent, exactement le genre de personnage que Chastain sait porter les yeux fermés.
La showrunneuse, scénariste et productrice exécutive Molly Smith Metzler ne cache d’ailleurs pas son enthousiasme, confiant que Chastain a été « l’exemple » de l’équipe d’écriture pendant la construction du personnage de Kaitlyn. Elle salue chez l’actrice « cette rare capacité à transmettre une retenue extrême et une chute libre débridée, souvent en même temps », une déclaration qui, on l’avoue, donne assez envie de voir le résultat à l’écran.
Un pitch glaçant, tiré de faits réels
Chastain rejoint un casting déjà annoncé comprenant Emilia Jones et Amy Ryan. La série suivra une « communauté improbable de patientes en FIV » qui s’unissent pour mener une croisade contre l’université de Yale, après avoir été opérées sans anesthésie, parce qu’une infirmière volait leur fentanyl pour sa propre consommation. Un point de départ aussi révoltant qu’authentique, puisque The Retrievals est adapté du podcast du même nom, produit par le New York Times et Serial Productions, signé Susan Burton. Le genre de matériau qui n’a pas besoin d’en rajouter dans le dramatique tant la réalité parle déjà d’elle-même.
Une équipe de production qui a fait ses preuves sur le genre
Aux côtés de Molly Smith Metzler à l’écriture et à la production exécutive, on retrouve Dani Gorin, Tom Ackerley et Margot Robbie pour LuckyChap, Colin McKenna (déjà responsable de Maid et Sirens, excusez du peu), Caitlin Roper pour le New York Times, ainsi que Susan Burton elle-même, autrice du podcast original, toujours rassurant de la voir associée directement au projet. Le tout est produit par LuckyChap et Quiet Coyote. Enfin, c’est Lila Neugebauer (Maid, Sirens, The Beast in Me) qui réalisera le pilote, en plus de sa casquette de productrice exécutive. Une équipe qui, sur le papier, coche toutes les cases pour traiter ce sujet sensible avec le sérieux et la finesse qu’il mérite.
Reste à voir comment la série parviendra à équilibrer le drame intime de ses personnages avec l’ampleur du scandale judiciaire qu’elle raconte, mais entre le casting et l’équipe créative réunie, difficile de ne pas garder un œil dessus.

